Comment la saga « Harry Potter » a changé vos vies

Vingt ans d’existence, sept livres, huit films, des centaines de millions d’exemplaires vendus et probablement plus de fans encore… Il est évident que la saga du petit sorcier à la cicatrice à changé le paysage littéraire – et cinématographique – à tout jamais… Et ce qui est également sûr, c’est que Harry Potter et ses amis ont également contribué à changer la vie de beaucoup d’entre nous, et j’en ai pour preuves quelques témoignages que je vous propose de découvrir aujourd’hui !

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« J’ai commencé à apprendre l’anglais grâce à J.K. Rowling. Forcément, il fallait que je sache écrire une lettre à mon auteure préférée. »

J’ai commencé à lire de manière intense grâce à Harry Potter. Je me souviens très bien : pour Noël, mes parents m’ont acheté le coffret des cinq premiers romans en grand format. Je n’étais même pas encore, à ce moment-là, une grande fan. J’ai mis mon nez dans le premier roman le 25 décembre, j’ai enchaîné et j’ai avalé les quatre tomes suivants en quelques semaines (à douze ans, je ne lisais pas si vite que maintenant). À partir de là, j’ai commencé à acheter tous les magazines, on ne voyait plus mon papier peint. Bien entendu, l’incontournable blog est apparu et a tenu pendant quelques années.

J’ai grandi, les posters se sont décrochés de mes murs, ma passion s’est moins faite sentir physiquement mais jamais je n’ai cessé d’aimer cette saga.

J.K. Rowling m’a ouvert les yeux sur la littérature fantastique. J’ai été émerveillée par les décors, les personnages, l’intrigue. Je garde d’excellents souvenirs de toutes mes lectures et écoutes. Ce sont les seuls livres que je peux relire en découvrant encore des détails. Sa plume a un effet incroyable sur moi. Elle me replonge dans un univers dont je ne me lasserai jamais. C’est mon refuge. Lorsque quelque chose ne va pas, je lis, je regarde ou j’écoute un tome et ça va mieux.

J’ai commencé à apprendre l’anglais grâce à J.K. Rowling. Forcément, il fallait que je sache écrire une lettre à mon auteure préférée. J’ai appris, lu, écouté et visionné tout ce qui me tombait sous la main. Aujourd’hui, je suis bilingue et je ne regrette absolument pas d’avoir persévéré et d’avoir buté sur tous les mots de ma saga préférée.

Ma lettre est précieusement cachée dans ma boite à souvenirs.

– Pauline, du blog Satine’s books

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« C’est dans la grande salle qu’il m’a demandé de l’épouser. »

Quand les premiers livres et le premier film sont sortis en France, mon côté « c’est populaire donc j’ai pas l’intention de m’y intéresser » a pris le dessus, et je faisais tout mon possible pour éviter les sujets qui parlaient du binoclard et sa fichue baguette magique…
Un jour une copine est venue dormir à la maison, et elle avait apporté le DVD de « l’École des Sorciers » parce qu’elle était à fond dedans. Comme je suis une personne gentille, j’ai eu envie de lui faire plaisir et donc nous avons regardé le film, même si au départ l’idée me branchait vraiment moyen…
Non seulement j’ai adoré le film, mais je suis tombée dedans de manière irréversible ce jour-là. J’ai foncé à la bibliothèque du collège emprunter les trois premiers tomes qui étaient déjà sortis, et j’ai piaffé d’impatience pour la suite !

Les livres sortaient au fur et à mesure que mes amis et moi grandissions, on avait le même âge que Harry à chaque nouveau tome, ça aidait énormément à s’identifier et à s’attacher encore plus aux personnages. Je les ai lus et relus, découvrant de nouvelles choses à chaque fois. Même encore aujourd’hui je me surprends parfois à relever des détails qui m’avaient échappés jusque-là. (C’est assez hallucinant la façon dont l’histoire a été ficelée pour qu’une simple phrase du premier tome te conduise au dénouement du septième quand tu y fais bien attention !)

A la fin de mes études j’ai fait une année de cours en alternance sur Paris, alors que je suis originaire de Dijon. Le fait de partir de chez moi a été assez difficile à vivre au début, j’ai alors relu tous les livres. J’avais hâte de rentrer de cours pour me replonger dans cet univers, et je pense sincèrement que ça m’a aidée à tenir, entre l’éloignement, la solitude éprouvée de ne pas rentrer « à la maison » le soir, la charge de travail et le stress.

J’ai fini mes études en 2013 et je suis entrée dans la « vie active », délaissant un peu mes passions pour essayer de me construire un début de carrière. J’ai replongé en 2015, lorsque j’ai appris qu’une équipe de Muggle Quidditch était en train de se monter dans ma ville. Je les ai rejoints immédiatement, malgré mes très très faibles compétences sportives. L’avantage avec une structure associative, c’est que tout le monde peut y trouver sa place : je me suis donc investie non pas sur la pratique elle-même, mais sur toute la logistique autour. J’ai géré l’administratif, les déplacements en tournois, organisé le premier tournois dijonnais… J’y ai vraiment consacré beaucoup de temps ces trois dernières années.

Trois semaines après mon arrivée dans l’équipe de Quidditch, nous avions recruté pas mal de nouveaux joueurs. Un en particulier, pas spécialement sportif mais grand fan de Harry Potter aussi, m’a quelque peu tapé dans l’œil (au sens propre comme au figuré, c’est un sport violent).
Bref, de fil en aiguille nous nous sommes beaucoup rapprochés. Aujourd’hui nous sommes ensemble depuis 3 ans, pacsés, fiancés (d’ailleurs il risque fort d’y avoir quelques touches de Harry Potter dans la déco du mariage) et on attend un bébé pour juin.
Pour l’anecdote, j’ai changé de travail fin 2017, et mes anciens collègues connaissant bien ma passion pour Harry Potter m’ont offert d’aller visiter les Studios Harry Potter en amoureux en guise de cadeau de départ. Ce que nous avons fait l’année dernière. Mon homme y était déjà allé avec des amis plusieurs années auparavant, alors que pour moi ce fut une découverte totale. C’est dans la grande salle qu’il m’a demandé de l’épouser.

Je suis assez portée sur l’idée du karma et des âmes sœurs, et je ne suis pas certaine qu’on se serait rencontrés si un petit binoclard n’avait pas eu de baguette magique pour combattre le vilain sans nez !

– Elvina (aka Molly dans son équipe de Quidditch !)

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« La couverture m’avait immédiatement plu, et j’avais envie de la redessiner. 10 ans plus tard, d’ailleurs, je peindrai d’ailleurs un Saule Cogneur dans mon œuvre pour l’admission au CAPES d’arts plastiques ! »

Comme beaucoup, j’ai littéralement grandi avec Harry Potter. Quand le premier ouvrage est sorti, j’avais 11 ans comme le héros de J.K. Rowling, et c’est drôle, je me rappelle précisément ce moment où, errant dans les rayons de France Loisirs, j’ai montré ce livre à ma grand-mère pour l’acquérir. La couverture m’avait immédiatement plu, et j’avais envie de la redessiner. 10 ans plus tard, d’ailleurs, je peindrai d’ailleurs un Saule Cogneur dans mon œuvre pour l’admission au CAPES d’arts plastiques !

Chaque année, acheter le tome suivant était un moment d’excitation incroyable, une case cochée sur le calendrier, une attente jamais déçue. Bien sûr, certains tomes étaient moins bons que d’autres, mais dans l’ensemble, j’ai toujours été ravie de retourner dans le monde des sorciers.
Humble Moldue, j’étais et suis fascinée par cet univers si complet, si sombre aussi et d’autant plus crédible.
Si j’ai détesté de manière absolue le trio de héros, le monde crée par Rowling et les personnages secondaires si merveilleux (Luna, Tonks, Lupin, Fred et Georges…) m’ont irrémédiablement séduite.

Les films sortis, l’intérêt ne s’est pas démenti, les décors étant juste sublimes. Lors de mes vacances en Ecosse, j’ai eu la joie de voir en vrai le Loch Shiel, alias le lac du château de Poudlard, et le viaduc de Glenfinnan sur lequel passe le Jacobite Train, c’est-à-dire le Poudlard Express !

Bref, Harry Potter est pour moi une vraie histoire d’amour jamais démentie, au point que j’en parle même à mes élèves en classe !

– Elodie, du blog Au Baz’art des Mots

Patrick Baud et les Histoires de Nuit

Est-ce que vous connaissez Patrick Baud ? Mais si, l’homme à la voix d’or, celui qui vous fait découvrir des personnages extraordinaires, des lieux étranges, des histoires insolites (ou des personnages étranges, des lieux insolites et des histoires extraordinaires, ça marche aussi) sur sa chaîne YouTube « Axolot » (que je vous recommande plus que vivement) ! 
Eh bien, amateurs de littérature, de science-fiction, d’horreur et de voix apaisantes, bonne nouvelle pour vous ! Patrick Baud a un SoundCloud où il vous lit des histoires parfois étonnantes, parfois inquiétantes de grands noms de la littérature comme Jorge Luis Borges, Isaac Asimov ou Arthur C. Clarke ! C’est gratuit, c’est rapide – entre vingt et tente-cinq minutes par nouvelle – c’est varié et prenant, et surtout, c’est LU PAR PATRICK FUCKING BAUD  (jesuisfandecemecvousaviezremarqué?) !
Je l’ai découvert il y a quelques mois grâce à un ami – coucou Mimic si tu passes par là – et j’ai été conquise ! Ça m’a en plus permis de connaître mes premières histoires de Ray Bradbury et de Dan Simmons, deux grands noms de la science-fiction et de l’horreur que j’avais terriblement envie de découvrir !
C’est donc un gros coup de cœur qu’il fallait absolument que je vous partage, j’espère que vous y trouverez votre compte !
Je vous ai mis en dessous le nom, le résumé, et mon avis sur chacune des nouvelles proposées ! (Et bien sûr le lien vers le SoundCloud s’y trouve également !)

La Bibliothèque de Babel – Jorge Luis Borges

La fin de sa vie approchant, le narrateur nous conte l’histoire de cette Bibliothèque apparemment infinie. Elle contiendrait tous les livres de 410 pages, ceux écrits, ceux à venir, dans toutes les langues possibles et imaginables, et dont certains ont voulu percer les secrets… 

Cette histoire est… Compliquée, et de toutes les nouvelles lues par Patrick Baud, j’avoue c’est celle où j’ai le moins accroché (ça commence bien) (revenez je vous jure que j’ai adoré le reste). Il y a des termes compliqués, beaucoup de chiffres et de figures géométriques… C’est un vrai challenge pour l’imagination auquel je ne m’attendais pas la première fois que je l’ai écoutée. (On peut dire que je me suis… Perdue dans la Bibliothèque ?  *ba dum tss*) 
Cependant, cette métaphore de la littérature est vraiment intéressante, tout comme son rapport avec l’Homme (qui ne fait que des conneries encore une fois), c’est juste qu’il faut vraiment se concentrer, et les pauses musicales entre certains passages sont vraiment les bienvenues. (Et puis bon, ça passe quand même mieux quand c’est Patrick Baud qui vous le raconte… OK j’arrête de faire son éloge.)
Donc ne vous laissez pas décourager par cette première nouvelle, c’est vraiment la plus complexe, et si vous aimez les histoires plus simples et qui font frissonner, les autres sont là pour vous ! 

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Les Neuf Milliards de noms de Dieu – Arthur C. Clarke

Dieu a un nom. Il en a même plusieurs en fait, composés de neuf caractères maximums, et des moines bouddhistes ont entrepris de les découvrir selon un système de codage qu’ils ont mis au point. 
Le problème, c’est que l’opération prend du temps, et ils sont déjà au travail depuis plus de trois cents ans…  C’est pour cela qu’ils vont faire l’acquisition d’un supercalculateur qui, en cent jours, pourra imprimer l’ensemble des combinaisons possibles.
Nos deux protagonistes, des informaticiens plutôt sceptiques, les accompagnent au Tibet pour installer et programmer la machine, sans se douter de ce qu’il risque de se produire si les moines parviennent à accomplir leur mission…

J’ai BEAUCOUP aimé celle-ci. Bien que le postulat de départ est pour le moins… Étrange, et peut sembler de prime abord plutôt compliqué, on suit le personnage de Wagner, un occidental qui n’y connaît pas grand-chose à la mission des moines – et qui ne cherche pas non plus à en savoir plus.
La grande réussite de cette nouvelle est – pour moi – sa phrase de fin, belle et terrible à la fois… Et c’est frustrant, mais je ne peux évidemment pas en dire plus. (Allez écouter ça et on en reparlera, he he.)
L’écriture d’une nouvelle est loin d’être une mince affaire, mais je pense que c’est totalement réussi pour Arthur C. Clarke : ses personnages sont établis, son histoire compréhensible et sa chute surprenante ! Good job Arthur !
(Par contre… Le « lama » dont il est question dans l’histoire… C’est le Dalaï-lama… N’allez pas vous imaginer une histoire surréaliste avec un camélidé parlant pendant la moitié du récit avant de finalement comprendre et de vous sentir idiot(e)… Oui comme moi oui…)

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La Trappe – Ray Bradbury

C’est étrange… Alors qu’elle habite cette maison depuis plus de dix ans, Clara Peck ne la remarque qu’aujourd’hui… La trappe, dans le plafond. Ce qui est encore plus étrange, c’est que cette nuit-là, elle entend des bruits qui viennent du plafond, des bruits faibles d’abord, mais qui deviennent avec le temps de plus en plus forts. Des souris ? Des rats ? Ou quelque chose d’autre, de plus gros et de plus effrayant ? 

Cette nouvelle est bien trop cooool ! Elle est prenante pendant tout le récit et sa fin ne déçoit pas ! 
Les personnages sont – étonnamment – plutôt détaillés pour une histoire aussi courte : on arrive à cerner leur caractère, une partie de leur physique et de leur vie sans que ce ne soit trop pour autant. 
Contrairement à « La Bibliothèque de Babel », il n’y a pas un énorme travail d’imagination à fournir, tout est très bien décrit, ça aide à s’immerger encore plus dans le récit, et puis c’est TROP BIEN que ce soit le genre d’histoire où, quand une personne extérieure arrive, les événements surnaturels ne cessent pas d’un coup pour faire penser que le protagoniste est fou…
Voilà, je n’ai pas grand-chose d’autre à dire, j’ai adoré cette histoire ! Ray Bradbury est définitivement un auteur que je lirai dans un futur proche !

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La Dernière Question – Isaac Asimov

Six périodes différentes, durant lesquelles l’Homme évolue, conquiert l’espace, se multiplie à une vitesse effarante, se libère de son enveloppe charnelle pour ne devenir d’un esprit flottant dans l’Univers… Six périodes, et pourtant, toujours la même question posée à l’ordinateur Multivac sur l’avenir de l’Humanité. Une question qui reste sans réponse… Ou presque.

Attention, on revient dans quelque chose d’un peu plus complexe !
(Entre autre parce que la fin de l’histoire se déroule dans un futur si lointain que le temps, la matière et l’espace n’existent plus, et ça, c’est pas facile de se le représenter.)
Asimov aborde ici des thématiques chères à la science-fiction avec notamment la conquête de l’espace, l’expansion toujours plus rapide et problématique de l’espèce humaine, le rapport aux technologies, qui prennent de plus en plus de place dans la vie des Hommes… Tout ça, c’est très intéressant, mais d’une certaine manière très flippant aussi. 
La nouvelle est longue, elle semble parfois trop longue tant on a envie de savoir la fin, de connaître la réponse à cette fameuse question, de voir comment l’auteur va se débrouiller pour finir cette histoire qui semble impossible à conclure de manière satisfaisante… Et…
Et encore une fois, c’est une très bonne fin selon moi ! Une fin qui vous nique abîme un peu le cerveau, certes, mais qui m’a personnellement convaincue ! Le daron de la science-fiction a frappé fort avec cette nouvelle !

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Le Styx coule à l’envers – Dan Simmons

En cette belle journée de juin, un jeune garçon attend avec son père, son frère et d’autres grandes personnes. Sa mère est morte il y a peu de temps, et aujourd’hui, c’était l’enterrement. Alors il attend. Parce que quand les médecins en auront fini avec elle, elle reviendra à la maison. Vivante… Mais pas tout à fait comme avant…

Le meilleur pour la fin ? Je ne sais pas pour d’autres, mais pour moi, cette nouvelle a été LE coup de cœur !
Cette histoire a tout ce que j’aime : un protagoniste enfant et des créatures pas tout à fait humaines, juste assez différentes pour que ça en devienne de plus en plus inquiétant et malsain… Le tout dans un univers très réaliste où le fantastique et l’horreur prennent peu à peu leur place, de manière subtile. Et puis, dans un sens (un sens un peu tordu certes), ça peut être vu comme l’histoire émouvante d’un petit garçon qui aime juste beaucoup sa maman. Même si elle est différente. (En plus ça m’a rappelé « Simetierre » qui est tout de même mon roman préféré de Stephen King, donc ça a bien évidemment aidé à conquérir mon petit cœur de lectrice de trucs horribles.)
Je n’ai vraiment pas grand-chose d’autre à rajouter : c’est un sans-faute, et ça me prouve que Dan Simmons a tout à fait sa place dans les grands noms de la littérature horrifique. 

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Voilà pour les cinq nouvelles ! 
Je vous laisse maintenant le lien du SoundCloud juste ici : 
https://soundcloud.com/patrick-baud/sets/histoires-de-nuit pour que vous vous fassiez votre propre opinion, et je vous souhaite une bonne écoute ! (Et encore merci à Patrick Baud – qui ne lira jamais cet article – de mettre sa voix au service de la littérature. Ce mec est en or, moi je vous le dis.)

Parlons de « The Cursed Child »…

Bon.
La première fois que j’en ai entendu parler, je me suis dit « Oh pourquoi pas, une nouvelle aventure de Harry Potter, si c’est bien fait, ça se tente ! », mais je n’étais pas plus intéressée que ça.
Malheureusement, mon côté Potterhead s’en est mêlé, et la hype a commencé à me gagner, de plus en plus, jusqu’à ce qu’il me faille absolument ce livre.
Quand je l’ai acheté, (et bien sûr je n’ai pas attendu la traduction française) j’étais tellement contente… Ô la naïveté, ô l’innocence… (Ô… Revoir les 18 balles que ça m’a coûté…)
J’étais donc là, à commencer cette nouvelle aventure tant attendue… Et déjà dès le début, j’ai senti que quelque chose clochait : je n’aimais pas beaucoup. Bon, fan comme je suis, j’étais dans le déni et je me disais « Mais naaan, c’est sûrement bien, ça doit être parce que je lis en version originale, au pire ça sera mieux après… »
Quelques heures plus tard, j’avais fini de lire, et je me suis rendu compte que je n’avais pas DU TOUT aimé, et que certains passages étaient clairement du foutage de gueule.
MAIS, en y réfléchissant, le temps passant, j’ai commencé à ressentir autre chose que du simple « Oh là là, c’était un peu pourri LOL. » et maintenant, le mot déception ne décrit même pas ce que je ressens pour ce livre, parce qu’il m’a mise en COLÈRE. Oui, carrément. EN COLÈRE DIS-JE. 

Alors aujourd’hui, je vais faire ma critique (comprenez « déverser toute ma rage ») sur « Harry Potter and the Cursed Child », et je préviens, ça va spoiler à FOND.

Alors pour moi, « Harry Potter and the Cursed Child », c’est…

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… un format qui ne colle pas du tout avec un univers aussi gigantesque que celui de Harry Potter.

Déjà, le fait que ce soit une pièce de théâtre, ça me tentait moyen, même quand je l’ai acheté, et mon ressenti a été le même à la fin de ma lecture. 
Le plus gros problème, c’est qu’il n’y a du coup aucune description, ce qui est dommage pour un univers aussi magique (oui) que celui de Harry Potter. Il y a tellement de choses à voir, à découvrir dans le monde des sorciers, et on en est privés dans ce livre.
En plus, on passe parfois plusieurs jours voire plusieurs années en quelques lignes, et personnellement ça me sort totalement de l’intrigue. 
Du coup (mais là je sais que c’est la colère qui parle et que c’est peut-être totalement faux) le choix d’une pièce de théâtre me semble choisie pour sa « facilité » (comprenez moins de descriptions donc moins de pages), pour être écrite plus vite et donc vendue plus vite.

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… une intrigue d’une facilité décevante.

Aaah cette histoire où les héros, un peu naïfs, font un voyage dans le passé pour changer quelque chose, mais que ça se retourne contre eux quand ils reviennent dans le présent parce qu’ils ont créé une timeline alternative où rien ne va… C’est tellement original… Ça n’a jamais été fait avant… Et ça ne va pas à l’encontre des propres règles de l’univers de Harry Potter…
D’ailleurs, honnêtement, quand on sait que le voyage dans le temps est quelque chose de très difficile à maîtriser dans une histoire, et que beaucoup de reproches sont faits à J.K. Rowling sur les Retourneurs de Temps et leurs « incohérences » dans le troisième tome… POURQUOI en faire l’intrigue principale ? C’était risqué, et le résultat n’est franchement pas intéressant ! Par rapport à toutes les intrigues que Rowling a pu créer dans la saga, celle-ci est une insulte tellement elle est simpliste.
(Bon, en réalité j’ai une idée de pourquoi ils ont choisi ce genre de scénario, j’en parlerai un peu plus bas.)

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… un gâchis des personnages déjà existants.

Je ne comprends pas comment J.K. Rowling a pu laisser faire ça. Ce livre est une trahison envers les personnages de Harry Potter (et leurs fans).
Leur caractère, leur psychologie ne sont absolument pas respectés, leurs choix sont parfois incompréhensibles avec ce que l’on connait d’eux, et ils sont pour certains complétement caricaturaux.

Commençons par le Golden Trio : Hermione et Ron font partis de ces personnages caricaturaux. Hermione, en petite je-sais-tout qui souhaite absolument respecter les règles était parfois énervante, mais elle faisait tout pour aider ses amis (en leur sauvant les fesses à peu près trois fois dans chaque roman) et ça pardonnait ses défauts. Ici, son côté froid et respectueuse des règles est poussé à l’extrême, et elle en devient juste INSUPPORTABLE. Ron, quant à lui, était le meilleur ami sympa, drôle, et parfois un peu à la ramasse ; ici, c’est un parfais crétin. Quant à Harry… Oh Harry… Il tellement inintéressant, et a parfois des réactions insensés, comme quand il dit qu’il aurait préféré ne jamais avoir Albus comme fils. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’il évolue comme ça ? C’est triste de ne même plus reconnaître le héros qu’on a suivi et dont on a connu les moindres pensées durant toute une aventure s’est tout de même étalée sur sept romans, et avec qui certains ont grandi.

Mais parlons des autres personnages.
Déjà, pour la sorcière à chariot, celle qui vend des friandises dans le Poudlard Express… Juste… What the fuck ? (Ceux qui ont lu la pièce savent de quoi je parle, pour les autres, sachez qu’elle transforme ses mains en pointes tranchantes (???) et qu’elle balance des Patacitrouilles explosives.) What. The. Fuck.

Il y a aussi Amos Diggory, pour qui j’avais beaucoup d’empathie, et dont je gardais l’image d’un père effondré mais qui n’en a jamais voulu à Harry pour la mort de son fils. Dans ce livre, c’est un vieux aigri qui se dit que, AU FINAL, Harry a TOUT à voir avec la mort de Cédric, et il va jusque chez lui pour lui gueuler dessus. Okétrèbien.

Cédric, justement, devient un Mangemort dans un présent alternatif parce qu’il s’est fait humilier lors de la seconde tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Est-ce que les auteurs se sont rendus compte que c’est l’exacte opposé de sa personnalité et que c’est impossible que ça ait lieu ? 

Pareil pour Rogue qui, dans ce présent parallèle, est un rebelle luttant contre Voldemort avec un groupe de résistants. Il a une relation plutôt bonne avec Ron et Hermione, et va presque nous lâcher une petite larme quand il apprend qu’Albus Severus a été nommé d’après lui… Juste NON. C’était tout de même un méchant à la base, et même parfois un sale type. Ici, seul le côté héroïque, niais et gentil – tout au plus un peu cynique – est gardé.

Mais la pire déception, la chose inadmissible, LE moment où tout a basculé et où j’ai su qu’on avait atteint le point de trahison ultime c’est…

Accrochez-vous bien…

En fait la pièce est sortie depuis deux ans donc tout le monde doit déjà être au courant mais tant pis…

Voldemort et Bellatrix Lestrange ont eu un enfant.
Honnêtement je n’ai pas besoin d’en rajouter, cette simple phrase suffit à faire comprendre toute l’idiotie de l’idée. Voldemort. Bellatrix. Un enfant. Et vous savez comment on fait les enfants. Je n’ai pas besoin de souligner qu’il est impossible que Bellatrix ait été enceinte dans le dernier tome, tout comme le fait que Voldemort ne peut être que répugné par la simple idée d’avoir un  contact physique avec de simples êtres humains… Je ne comprends pas. Je ne comprends pas cette idée. Et je ne la comprendrai jamais. 

Je rajoute d’ailleurs que les nouveaux personnages sont eux aussi très mauvais : Albus, le fils de Harry, est chiant et se plaint tout le temps, Rose, la fille de Ron et Hermione, est franchement méchante (elle est froide et refuse de s’asseoir dans le même compartiment que Scorpius parce qu’elle n’aime pas sa famille… Tiens, ça me rappelle le comportement de certains Sang- Purs envers les familles d’origine Moldue.) et Delphi, l’enfant qui n’aurait jamais du exister, est juste ridicule. 
Le seul bon personnage de toute la pièce est Scorpius, le fils de Drago Malefoy : il est gentil, il est malin (il est à l’opposé de son père quoi), franchement je n’ai rien à redire sur lui.

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… une mauvaise fanfiction. 

Du coup, comme je vous le disais un peu plus haut, j’ai une idée sur ce qui a pu motiver les auteurs à choisir une intrigue portant sur le retour dans le temps : c’est parce qu’ils ont voulu que leur livre fasse plaisir aux fans de Harry Potter (et par conséquent, se vende bien) en foutant du fan service PARTOUT. Arg ça m’horripile.
Pour faire du fan service, il n’y a rien de mieux que de remettre des personnages que les gens ont adoré. Mais comment faire quand la moitié de ces personnages sont morts ? BIM, un petit retour dans le temps. Easy peasy money money. 

Un autre aspect du fan service présent dans le livre concerne les relations entre les personnages : pour contenter un maximum de monde, J.K. Rowling et les deux monstres co-auteurs de la pièce n’ont pas oublié les « shippers », ceux qui imaginent leurs couples fictionnels rêvés. Il existe de nombreux couples fictionnels dans l’univers de Harry Potter, surtout utilisés dans les fanfictions. Parmi les plus célèbres, il y a le couple Drago et Hermione (ou Dramione), le couple Drago et Harry (ou Drarry), le couple Sirius et Remus, (ou Wolfstar)… Dans « The Cursed Child », les auteurs se servent de la progéniture des personnages pour assouvir les fantasmes des shippers. Le fils de Drago est amoureux de la fille de Hermione (coucou Dramione), les enfants de Harry et Drago ont une amitié très forte que certains voient comme de l’amour (coucou Drarry) et Voldemort et Bellatrix on carrément eu un ENFANT ENSEMBLE.
(Excusez moi je fais un peu un hors-sujet, mais me devais de vous partager ceci : en faisant mes recherches, j’ai appris qu’il existe des gens qui ont imaginé un couple entre Drago Malefoy et une pomme verte. Une POMME VERTE. J’en peux plus. Je n’ai pas relu « The Cursed Child » depuis longtemps mais si à un moment Drago mange une pomme, par pitié dites-le moi.)

Le tout cumulé (le fan service, la simplicité de l’histoire, les couples INSENSÉS qui sont dans ce livre) fait – pour moi – de « The Cursed Child » une fanfiction. Une mauvaise fanfiction. Qui coûte 18 euros.

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Bon, je pourrais continuer longtemps, mais ce serait aller chercher dans les petits détails, et donc devoir relire la pièce (oh HELL NO).
Et puis, j’ai beau donner l’impression que ce livre annonce pour moi la fin du monde, ce n’est pas du tout le cas ; je sais que ce n’est pas quelque chose de grave – loin de là – mais ça me fait juste un peu mal aux fesses qu’un univers que j’aime autant soit massacré à ce point (je ne peux pas m’empêcher d’hyperboliser, désolée).
De toute façon, je fais ce que je fais toujours quand une suite ne me plaît pas : comme si elle n’avait jamais existé. (He he le pouvoir du déni.)
Évidemment, si vous avez apprécié « Harry Potter and the Cursed Child » je ne vous en aime pas moins (sauf si je ne vous aime pas de base), chacun a son avis et c’est très bien comme ça ! Si vous voulez me donner votre point de vue, même si c’est pour me montrer à quel point je me suis fourvoyée, je suis ouverte à tout débat, et avec grand plaisir !
En attendant, merci d’avoir lu cet énorme article, zou-bis !