Patrick Baud et les « Histoires de Nuit »

Est-ce que vous connaissez Patrick Baud ? Mais si, l’homme à la voix d’or, celui qui vous fait découvrir des personnages extraordinaires, des lieux étranges, des histoires insolites (ou des personnages étranges, des lieux insolites et des histoires extraordinaires, ça marche aussi) sur sa chaîne YouTube « Axolot » (que je vous recommande plus que vivement) !
Eh bien, amateurs de littérature, de science-fiction, d’horreur et de voix apaisantes, bonne nouvelle pour vous ! Patrick Baud a un SoundCloud où il vous lit des histoires parfois étonnantes, parfois inquiétantes de grands noms de la littérature comme Jorge Luis Borges, Isaac Asimov ou Arthur C. Clarke ! C’est gratuit, c’est rapide – entre vingt et tente-cinq minutes par nouvelle – c’est varié et prenant, et surtout, c’est LU PAR PATRICK FUCKING BAUD  (jesuisfandecemecvousaviezremarqué?) !
Je l’ai découvert il y a quelques mois grâce à un ami – coucou Mimic si tu passes par là – et j’ai été conquise ! Ça m’a en plus permis de connaître mes premières histoires de Ray Bradbury et de Dan Simmons, deux grands noms de la science-fiction et de l’horreur que j’avais terriblement envie de découvrir !
C’est donc un gros coup de cœur qu’il fallait absolument que je vous partage, j’espère que vous y trouverez votre compte !
Je vous ai mis en dessous le nom, le résumé, et mon avis sur chacune des nouvelles proposées ! (Et bien sûr le lien vers le SoundCloud s’y trouve également !)

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La Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges

La fin de sa vie approchant, le narrateur nous conte l’histoire de cette Bibliothèque apparemment infinie. Elle contiendrait tous les livres de 410 pages, ceux écrits, ceux à venir, dans toutes les langues possibles et imaginables, et dont certains ont voulu percer les secrets…

Cette histoire est… Compliquée, et de toutes les nouvelles lues par Patrick Baud, j’avoue c’est celle où j’ai le moins accroché. (Revenez, je vous jure que j’ai adoré le reste !)
Il y a des termes compliqués, beaucoup de chiffres et de figures géométriques… C’est un vrai challenge pour l’imagination auquel je ne m’attendais pas la première fois que je l’ai écoutée. (On peut dire que je me suis… Perdue dans la Bibliothèque ?  *ba dum tss*)
Cette métaphore de la littérature est vraiment intéressante, tout comme son rapport avec l’Homme (qui ne fait que des conneries encore une fois), c’est juste qu’il faut vraiment se concentrer, et les pauses musicales entre certains passages sont vraiment les bienvenues.
Donc ne vous laissez pas décourager par cette première nouvelle, c’est vraiment la plus complexe, et si vous aimez les histoires plus simples et qui font frissonner, les autres sont là pour vous ! 

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Les Neuf Milliards de noms de Dieu d’Arthur C. Clarke

Dieu a un nom. Il en a même plusieurs en fait, composés de neuf caractères maximums, et des moines bouddhistes ont entrepris de les découvrir selon un système de codage qu’ils ont mis au point.
Le problème, c’est que l’opération prend du temps, et ils sont déjà au travail depuis plus de trois cents ans…  C’est pour cela qu’ils vont faire l’acquisition d’un supercalculateur qui, en cent jours, pourra imprimer l’ensemble des combinaisons possibles.
Nos deux protagonistes, des informaticiens plutôt sceptiques, les accompagnent au Tibet pour installer et programmer la machine, sans se douter de ce qu’il risque de se produire si les moines parviennent à accomplir leur mission…

J’ai BEAUCOUP aimé celle-ci. Bien que le postulat de départ soit pour le moins… Étrange, et puisse sembler de prime abord plutôt compliqué, on suit le personnage de Wagner, un occidental qui n’y connaît pas grand-chose à la mission des moines – et qui ne cherche pas non plus à en savoir plus.
La grande réussite de cette nouvelle est – pour moi – sa phrase de fin, belle et terrible à la fois… Et c’est frustrant, mais je ne peux évidemment pas en dire plus. (Allez écouter ça et on en reparlera, he he.)
L’écriture d’une nouvelle est loin d’être une mince affaire, mais je pense que c’est totalement réussi pour Arthur C. Clarke : ses personnages sont établis, son histoire compréhensible et sa chute surprenante !
(Par contre… Le « lama » dont il est question dans l’histoire… C’est le Dalaï-lama. N’allez pas vous imaginer une histoire surréaliste avec un camélidé parlant pendant la moitié du récit avant de finalement comprendre et de vous sentir idiot(e)… Oui comme moi oui…)

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La Trappe de Ray Bradbury

C’est étrange… Alors qu’elle habite cette maison depuis plus de dix ans, Clara Peck ne la remarque qu’aujourd’hui… La trappe, dans le plafond. Ce qui est encore plus étrange, c’est que cette nuit-là, elle entend des bruits qui viennent du plafond, des bruits faibles d’abord, mais qui deviennent avec le temps de plus en plus forts. Des souris ? Des rats ? Ou quelque chose d’autre, de plus gros et de plus effrayant ?

Cette nouvelle est bien trop cooool ! Elle est prenante pendant tout le récit et sa fin ne déçoit pas !
Les personnages sont – étonnamment – plutôt développés pour une histoire aussi courte : on arrive à cerner leur caractère, une partie de leur physique et de leur vie sans que ce ne soit trop pour autant.
Contrairement à La Bibliothèque de Babel, il n’y a pas un énorme travail d’imagination à fournir, tout est très bien décrit, ça aide à s’immerger encore plus dans le récit, et puis c’est TROP BIEN que ce soit le genre d’histoires où, quand une personne extérieure arrive, les événements surnaturels ne cessent pas d’un coup pour faire penser que le protagoniste est fou…
Voilà, je n’ai pas grand-chose d’autre à dire, j’ai adoré cette histoire ! Ray Bradbury est définitivement un auteur que je lirai dans un futur proche !

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La Dernière Question d’Isaac Asimov

Six périodes différentes, durant lesquelles l’Homme évolue, conquiert l’espace, se multiplie à une vitesse effarante, se libère de son enveloppe charnelle pour ne devenir d’un esprit flottant dans l’Univers… Six périodes, et pourtant, toujours la même question posée à l’ordinateur Multivac sur l’avenir de l’Humanité. Une question qui reste sans réponse… Ou presque.

Attention, on revient dans quelque chose d’un peu plus complexe !
(Entre autre parce que la fin de l’histoire se déroule dans un futur si lointain que le temps, la matière et l’espace n’existent plus, et ça, c’est pas facile de se le représenter.)
Asimov aborde ici des thématiques chères à la science-fiction avec notamment la conquête de l’espace, l’expansion toujours plus rapide et problématique de l’espèce humaine, le rapport aux technologies, qui prennent de plus en plus de place dans la vie des Hommes… Tout ça, c’est très intéressant, mais d’une certaine manière très flippant aussi.
La nouvelle est longue, elle semble parfois trop longue tant on a envie de savoir la fin, de connaître la réponse à cette fameuse question, de voir comment l’auteur va se débrouiller pour finir cette histoire qui semble impossible à conclure de manière satisfaisante… Et…
Et encore une fois, c’est une très bonne fin selon moi ! Une fin qui vous nique abîme un peu le cerveau, certes, mais qui m’a personnellement convaincue ! Le papa de la science-fiction a frappé fort avec cette nouvelle !

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Le Styx coule à l’envers de Dan Simmons

En cette belle journée de juin, un jeune garçon attend avec son père, son frère et d’autres grandes personnes. Sa mère est morte il y a peu de temps, et aujourd’hui, c’était l’enterrement. Alors il attend. Parce que quand les médecins en auront fini avec elle, elle reviendra à la maison. Vivante… Mais pas tout à fait comme avant…

Le meilleur pour la fin ? Je ne sais pas pour d’autres, mais pour moi, cette nouvelle a été LE coup de cœur !
Cette histoire a tout ce que j’aime : un protagoniste enfant et des créatures pas tout à fait humaines, juste assez différentes pour que ça en devienne de plus en plus inquiétant et malsain… Le tout dans un univers très réaliste où le fantastique et l’horreur prennent peu à peu leur place, de manière subtile. Et puis, dans un sens (un sens un peu tordu certes), on peut voir ça comme l’histoire émouvante d’un petit garçon qui aime juste beaucoup sa maman. Même si elle est différente. (En plus ça m’a rappelé Simetierre qui est tout de même mon roman préféré de Stephen King, donc ça a bien évidemment aidé à conquérir mon petit cœur de lectrice de trucs horribles.)
Je n’ai vraiment pas grand-chose d’autre à rajouter : c’est un sans-faute, et ça me prouve que Dan Simmons a tout à fait sa place dans les grands noms de la littérature horrifique.

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Voilà pour les cinq nouvelles !
Je vous laisse le lien du SoundCloud juste ici : 
https://soundcloud.com/patrick-baud/sets/histoires-de-nuit pour que vous vous fassiez votre propre opinion, et je vous souhaite une bonne écoute ! (Et encore merci à Patrick Baud – qui ne lira jamais cet article – de mettre sa voix au service de la littérature. Ce mec est en or, moi je vous le dis.)

Ma déclaration d’amour à « Harry Potter »

Je m’appelle Marie, j’ai – à l’heure où j’écris ces lignes – vingt-et-un ans, et je suis fan de Harry Potter. Quelle originalité hein ?
Oui, comme des milliers d’autres, je me suis créée un compte sur Pottermore (pour perdre le mot de passe quelques jours plus tard), j’ai fait le test pour connaître ma maison, celui pour connaître mon Patronus, j’ai mon écharpe rouge à rayures jaunes, mon collier des Reliques de la Mort, mes livres sont jaunis et usés à force d’être lus et relus, et j’ai patiemment attendu la lettre qui m’enverrait à Poudlard. En vain, bien évidemment.
Harry Potter – la saga, pas le petit sorcier lunetteux que je ne peux imaginer autrement qu’avec le faciès de Daniel Radcliffe – a été pour moi une source d’émerveillement et de réconfort infinie, et c’est pour ça que je lui dédie cet article.

Je crois que j’avais sept ans quand j’ai découvert l’histoire du sorcier qui vit sous l’escalier. J’avais emprunté (sans intention de rendre) Harry Potter à l’école des sorciers à mon grand-frère, et ça a été le coup de foudre. Enfin je crois. C’était il y a plus de dix ans quand même. Mais ce que je sais, c’est que j’adorais ce livre, outrepassant même le règlement familial du « Dodo à 21h00 » pour pouvoir poursuivre ces aventures qui me passionnaient tant.
Les livres Harry Potter n’ont pas été les premiers que j’ai lus, évidemment, mais ils ont été mes premiers romans « de grands ». Je n’avais jamais connu ça auparavant. Je ne savais pas que des livres pouvaient autant me faire rire, pleurer, que je pouvais autant m’attacher à des personnages fictifs…
Aussi, la notion de « plot-twist » m’était totalement inconnue, alors je peux vous dire qu’à la fin de chaque livre, j’étais comme ça :

(« Keuwa, c’était le rat depuis le début ?! » – Marie, sept ans.)

Bref, quand j’ai découvert Harry Potter, ça a été… Magique. Sans mauvais jeu de mots.
La première rencontre avec le monde des Sorciers, sur le Chemin de Traverse, m’a juste émerveillée avec ses boutiques de balais volants, de baguettes magiques, de grimoires, d’animaux… Me dire que Londres recelait une partie secrète, pleine de sorciers, de créatures et d’objets magiques, cachée mais pourtant juste sous notre nez… C’était extraordinaire.
Et puis j’ai découvert Poudlard.

Et j’ai rêvé d’étudier à Poudlard.
Certes, le risque de se faire pétrifier/manger l’âme/torturer/tuer (ou pire, renvoyer !) est un peu plus grand chaque année, mais outre ce détail insignifiant, Poudlard, ça pète la classe.

Enfin je veux dire… Apprendre des sorts géniaux, s’occuper d’un hippogriffe, ̶p̶a̶r̶t̶i̶c̶i̶p̶e̶r̶ assister aux matchs de Quidditch, passer des heures à la Bibliothèque ou dans la Salle Commune, avoir un hibou, ALLER A PRÉ-AU-LARD, FÊTER HALLOWEEN AVEC DES FANTÔMES (!!!) … Excusez-moi, mes vieux rêves d’enfance remontent, je m’emballe. Mais Poudlard, ça pète la classe.

Jamais aucun autre univers ne m’a autant donné envie de plonger dans les pages d’un livre… Je veux dire, LITTÉRALEMENT plonger dedans, et atterrir dans un autre monde. Et pourtant, ce n’est même pas ce que je préfère dans les romans de J.K. Rowling.
En effet, si j’ai eu envie de visiter le monde des Sorciers avec ses hiboux facteurs, son école magique et ses créatures merveilleuses, ce sont ses personnages qui m’ont donnée envie d’y vivre.

Comme je vous le disais juste ici, « personnages fictifs > personnes de la vie réelle ». Et ça n’a jamais été aussi vrai que dans Harry Potter.
La petite moi de sept ans (et celle de vingt-et-un ans) aurait rêvé aller en cours avec Harry, Ron et Hermione, les sécher avec Fred, George et Lee, rejoindre l’Armée de Dumbledore pour faire un pied de nez à Ombrage pour ensuite intégrer l’Ordre du Phénix aux côtés des plus grands sorciers tels que Sirius Black, Remus Lupin ou ̶N̶y̶m̶p̶h̶a̶d̶o̶r̶a̶ Tonks… Et tout ça, je l’ai en partie réalisé, grâce aux livres.
J’ai haï Voldemort, pardonné Rogue, pleuré la mort de Dobby, gagné la coupe des Quatre Maisons (chaque année) avec les Gryffondor…

Je n’ai jamais eu de problèmes dans mon enfance, mais quand il le fallait, Harry, Ron, Hermione et les autres étaient là pour moi. Et ils le sont toujours, d’une certaine manière, puisque je suis sûre que sans eux, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. (Eh oui, certains livres ont ce pouvoir.)

J.K. Rowling a un don pour créer des êtres réalistes, terriblement attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, voire même leur part sombre, des personnages que l’on aimerait réels…
Mais d’ailleurs, le terme « personnages » leur convient-il encore ? Est-ce qu’ils ne deviennent pas, au fil des lectures et relectures, des amis, une famille, et même des ennemis faits autrement que d’encre et de papier ? 
Peu importe le nombre de romans que je lis, je ne me sens jamais aussi bien que quand je les retrouve, prête à repartir pour une aventure que je connais par cœur et que j’appréhende pourtant avec la même excitation que si c’était la première fois.
Poudlard est ma deuxième maison, et n’ai pas les mots pour exprimer à quel point ceux qui y vivent me sont précieux.

Alors oui, les romans, l’univers et les personnages m’ont émerveillée… Et ils m’ont brisé le cœur.
Quand je disais plus haut que je ne savais pas que des livres pouvaient autant me faire pleurer, je ne mentais pas : c’est devant Harry Potter que j’ai versé mes premières larmes de lectrices. Et que j’ai appris que mes personnages préférés pouvaient mourir. (Eh, de mes cinq personnages préférés, quatre trouvent la mort, et le dernier perd son oreille. Et son jumeau. Du coup je peux vous dire que j’ai retenu la leçon.)
Aussi, jamais quitter un livre ne m’a laissée avec un tel vide en moi, une telle tristesse de devoir quitter un monde et des personnages – de devoir quitter un foyer et des amis.
Quand je repose le dernier tome, je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas lire autre chose, pas après ça. Pas après avoir vu Harry, Ron Hermione et les autres grandir, combattre, aimer, perdre et gagner. J’ai grandi avec eux, je grandis un peu plus à chaque fois que je les retrouve, je ris et je pleure à leurs côtés, et même si pour certains tout ça n’est qu’une histoire, pour moi, c’est bien plus.
Et pour ça, je n’ai qu’un mot à dire : merci.

Pourquoi c’est cool de lire

Alors oui, si vous êtes sur mon blog (de littérature majoritairement), vous n’êtes sûrement pas de ceux qu’il faut convaincre que lire, c’est trop cool.
Néanmoins, c’est un sujet que j’avais envie de traiter, en plus ça peut être sympa comme premier article, et c’est mon blog, je publie ce que je veux, nameho. (Et puis j’ai secrètement l’espoir de convaincre mon petit frère, s’il passe par ici, de se mettre enfin à lire les Harry Potter ; pour l’instant la méthode du harcèlement n’a pas fonctionné, mais je ne perds pas espoir.)
Alors sans plus tarder, voici sept bonnes raisons de vous mettre – ou de vous remettre – à lire ! (Et de ne jamais vous arrêter.)

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Parce que le monde, c’est de la merde. (Commençons dans la joie et la bonne humeur.)

Est-ce que, parmi ceux qui ont lu la saga Harry Potter, certains n’ont jamais souhaité se rendre à Poudlard ? Et pour les lecteurs de Tolkien, la Terre du Milieu ne vous a jamais fait rêver ?
Un livre, c’est un portail vers un autre monde, parfois réaliste, parfois merveilleux, parfois sombre, mais où le dépaysement est assuré.
Un livre, c’est également un portail dans le temps, qui vous emmène aussi bien résoudre des meurtres aux côtés de moines du douzième siècle que dans le futur où la planète Mars a été colonisée et où les androïdes se mélangent aux humains.
Bref, lire, c’est voyager où on veut, quand on veut, et sans jamais avoir de problèmes avec la SNCF.

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Parce que plein d’études scientifiques l’ont prouvé : lire, c’est bon pour la santé.

Vous vous en doutez sûrement déjà, et vous en avez peut-être même fait l’expérience à l’école : lire accroit considérablement le vocabulaire et les connaissances. C’est tout bête : plus vous lisez, plus vous apprenez de nouvelles choses et de nouveaux mots.
Mais est-ce que vous saviez que la lecture est également un excellent antistress ? Quelques minutes plongé dans un livre et votre tension musculaire baisse, pareil pour votre rythme cardiaque, et vous vous sentez bien. Vous perdre dans un livre est le meilleur moyen de vous détendre, encore plus qu’écouter de la musique ou marcher.
La lecture améliore également la mémoire, la concentration, la capacité d’analyse, mais aussi l’empathie, en aidant les lecteurs – qui lisent surtout de la fiction – à plus facilement comprendre les autres, leurs émotions, et à se mettre à leur place.
Enfin, plus vous lisez de livres, et plus vous développez votre imagination et devenez créatifs.
Donc en gros, les livres vous rendent plus intelligents. (Et au pire, ils vous donnent l’impression de l’être.)

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Parce que c’est un loisir très pratique.

Déjà, ça ne coûte pas cher. (Sauf si vous comptez absolument avoir l’un des sept exemplaires des Contes de Beedle le Barde écrit et illustré à la main par J.K. Rowling, mais là vous abusez.)
Un livre de poche coûte généralement moins de dix euros, mais vous pouvez trouver des livres encore moins chers dans les brocantes, en emprunter à votre famille, à vos amis, et la bibliothèque est un endroit magique pour les lecteurs r̶a̶d̶i̶n̶s̶ qui ont besoin de faire des économies.
Autre avantage : vous n’avez besoin que d’un livre. (Ou d’une liseuse.) Pas besoin que la météo soit bonne, qu’Internet fonctionne ou même que vous soyez en bonne condition physique pour lire. Juste. Un. Livre.
Enfin, la lecture, c’est où et quand vous le voulez. Vous vous ennuyez vingt minutes dans la salle d’attente de votre médecin ? Vous pouvez lire. Vous avez un trajet de deux heures à passer dans un train ? Vous pouvez lire. Eh, même si vous voulez vous plonger corps et âmes pendant des heures et des heures dans la lecture, vous le pouvez, ce n’est pas l’activité la plus fatigante au monde…
Et vous en connaissez beaucoup, vous, des loisirs que vous pouvez pratiquer où vous voulez, quand vous voulez, et pour pas cher ?

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Parce que plus vous lisez, plus vous avez de chances de connaître les livres que je chronique.

Et plus vous avez de chances de me laisser un commentaire. CQFD.

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Parce que les livres vous offrent des sujets de conversations hyper intéressants.

Avis, genres, auteurs, messages, styles, sagas, personnages, adaptations… Il y a des TONNES de choses à dire sur un seul livre, et des tonnes de personnes qui adorent en parler. (Moi la première.)
Avec Internet, il y a forcément moyen de trouver des gens avec qui discuter, que ce soit sur les blogs, les pages et groupes Facebook, #bookstagram, YouTube, les forums… En plus, ces gens étant des lecteurs, ils seront forcément géniaux, puisque cultivés, intelligents et sensibles. (Se référer à mon deuxième point.)

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Parce que les personnages fictifs sont tellement mieux que les personnes réelles.

Comme j’aurais aimé passer mon année scolaire avec Harry, Ron et Hermione (et Fred et George), pour ensuite passer mes vacances à la colonie des Sang-Mêlés avec Percy, Annabeth et Grover. J’aurais adoré casser du monstre avec le Bourbon Kid, discuter avec Holden Caulfield ou faire un gros câlin à John Coffey…
Et encore, je ne parle ici que des désirs futiles d’une fille pour qui tout va bien, mais combien de personnes n’ont eu jamais eu d’autres amis que ceux qui habitent les pages de leurs romans ? Combien d’enfants et adolescents se sont enfin sentis « normaux » après avoir découvert Charlie Kelmeckis, Aristote Mendoza ou Dante Quintana ? Combien se sont identifiés aux membres du Club des Losers ?
Dans la vie, la « vraie » vie, les gens sont à peu près tous les mêmes : ils sont mariés, ont deux enfants, un chien, une maison, et leurs journées se résument au classique « métro/boulot/dodo ». Ce n’est donc pas toujours facile d’avoir des modèles à qui s’identifier quand on se sent un tant soit peu différent, encore moins dans nos connaissances proches, et les personnages fictifs sont parfois les seuls à pouvoir jouer ce rôle. Qu’ils soient banals, discrets, différents, populaires ou mis à l’écart, ils réussissent souvent à vaincre l’adversité, à surmonter les obstacles les plus difficiles, et peuvent servir de modèle à tous, aux plus jeunes comme aux plus vieux.
Et pour ça, je les remercie d’exister.

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Parce que vous pouvez faire du chantage au spoil sur des tas de films et de séries.

Alors je sais, c’est pas sympa, mais la vie est dure, les gens sont parfois des cons, et le recours au spoil est toujours moins grave qu’un meurtre… N’est-ce pas ?
(Attention, Moonlight Reads se dédouane de la perte de vos amis après l’application de ce conseil.)

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Bref, lire c’est trop cool, et je n’ai pas vraiment de conclusion, alors je terminerai avec cette citation : « Les livres sont des instruments de magie portables qui n’ont pas leur pareil… Un livre est un rêve que l’on tient entre ses mains, c’est aussi à boire et à manger : l’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas. Un lecteur vit un millier de vies avant de mourir, et celui qui n’aime pas lire n’a pas trouvé le bon livre. » – Stephen King Gaiman Hugo R. R. Martin Rowling.
Zou-bis !