« Glass » : la fin d’une trilogie super-héroïque

Peu de temps après les événements survenus dans « Split », David Dunn, l’homme incassable, se lance à la poursuite de « La Bête », la personnalité surhumaine de Kevin Wendell Crumb. Elijah Price, le « Bonhomme qui casse » aka « Mr Glass », en hôpital psychiatrique depuis dix-neuf ans après avoir commis des attentats pour révéler les pouvoirs de Dunn, attend cet affrontement depuis sa cellule. Cependant, le docteur Ellie Staple veut les réunir pour les libérer de ce qu’elle considère comme un délire et les convaincre que leurs capacités surhumaines ne sont qu’une illusion.

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On ne va pas se mentir : je partais avec l’idée que « Glass » allait me plaire. J’avais beaucoup aimé « Incassable » il y a quelques années de ça, pareil pour « Split », où James McAvoy m’avais juste bluffée…
D’un autre côté, je suis plutôt pointilleuse, surtout en matière de suite, et je n’étais pas à l’abri d’une mauvaise surprise… Alors, verdict ?

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Du Shyamalan des grands jours.

Ce n’est pas un secret pour ceux qui s’intéressent un tant soit peu à la filmographie de Shyamalan : le réalisateur peut être capable du meilleur… Comme du pire. Et il n’y a pas si longtemps, il était encore dans sa période « du pire ».
Avec « Split », il a signé son retour en tant que réalisateur au potentiel énorme (bon, pour certains c’est avec « The Visit », mais je le trouve plutôt moyen), et avec « Glass », il confirme cette place.

Déjà, le casting est génial.
Il y a quand même Bruce f*cking Willis, face à Samuel L f*cking Jackson, avec en plus Anya Taylor-Joy que j’aime énormément depuis « The Witch » et « Le Secret des Marrowbone » et à qui j’envoie tout plein d’amour… Mais bordel… A la manière dont Hedwig vole la lumière à Kevin, James McAvoy éclipse carrément tous ses partenaires.
Il est incroyable, exceptionnel, époustouflant, magistral, et tous les adjectifs hyperboliques qui vous feront penser que j’en fais trop mais j’y peux rien je suis amoureuse de son talent help me.
On retrouve aussi, presque vingt ans plus tard, Spencer Treat Clark en Joseph Dunn, le fils de David, qui a évidemment bien grandi et que j’ai beaucoup aimé, mille fois plus que dans « Incassable » (où il m’énervait passablement). Pareil pour Charlayne Woodard, qui reprend le rôle de la mère d’Elijah Price (aka Mr. Glass).
Enfin, il y a Sarah Paulson la nouvelle venue du casting… Qui est là. Disons que je n’aime pas son personnage et qu’elle n’est pas extrêmement développée donc… Elle est là. Et elle joue plutôt bien, je suppose.

La réalisation de Shyamalan est quant à elle toujours aussi appréciable : les plans sont extrêmement travaillés, tout comme les couleurs, le sens vient du fond comme de la forme…
Bref, c’est du très bon travail de la part du réalisateur, à qui j’excuse même son caméo, toujours plus long, toujours plus forcé, mais dans lequel il a l’air de bien s’amuser ! (Mais je dois dire que sa voix française ne lui va pas. Du. Tout.)

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Kevin Wendell Crumb !

En plein milieu de mon premier visionnage, alors que je me demandais si le film était bon ou TRÈS bon, une pensée m’est venue à l’esprit : « En tout cas, il est super divertissant ! ». Et je dois dire que, pour moi, c’est à 98% grâce à Kevin. (Et quand je dis Kevin, je veux aussi évidemment parler de Dennis, Hedwig, Patricia, Barry, La Bête…)
Il est encore une fois le personnage le plus intéressant du film, à la fois drôle, flippant, touchant… En un mot, il est FASCINANT. L’interprétation magistrale (époustouflante, incroyable etc.) de McAvoy y est pour beaucoup… Et Shyamalan le sait.
Il suffit de voir la scène où Kevin fait intervenir une bonne demi-douzaine de personnalités en quelques minutes : elle peut sembler trop longue ou trop forcée, mais on voit bien que c’est un prétexte pour montrer tout le talent de l’acteur, et, personnellement, j’en redemande !
En fait c’est simple, j’attendais chacune de ses interventions avec impatience, de la même manière que j’attends chaque scène du Joker dans « The Dark Knight » ou chaque apparition du Bourbon Kid dans « Le Livre sans Nom »… Et quand on sait qu’ils sont deux de mes personnages préférés au monde (dans deux de mes films et livres préférés au monde), vous pouvez facilement comprendre à quel point j’ai aimé Kevin et à quel point, selon moi, il a porté le film.

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Quelques problèmes, notamment de cohérence…

Parce que bon, oui, le film n’est pas aussi parfait que la performance de James McAvoy, et j’ai deux reproches majeurs à lui faire.
Le premier concerne la manière de divulguer certaines informations, qui tourne parfois à de l’exposition pure et dure.
Ce sont par exemple des phrases comme « Oui, nous savons que votre mère est morte de telle manière il y a tant d’années ! »… Vous savez, ce genre d’information que le protagoniste connaît déjà, mais qu’il faut faire connaître au spectateur, d’une manière souvent peu subtile. Même si je sais que c’est un problème assez minime, il y en a pas mal dans le film.
C’est d’ailleurs le même (et peut-être le seul) reproche que j’avais à faire à « Split », donc au niveau des défauts, il y a une certaine cohérence entre les deux films…

Mais sinon, parlons-en, de la cohérence dans « Glass », puisque c’est mon deuxième (et plus gros) problème avec le film.
Par exemple, dans le cas où vous retenez trois personnages extrêmement dangereux et/ou puissants (à savoir Mr. Glass, David Dunn et Kevin qui peut se changer en Bête quand il le souhaite) dans un asile psychiatrique, vous ne laissez pas UN SEUL gardien/infirmier pour les surveiller la nuit. Surtout pas quand le-dit gardien/infirmier met un bon quart d’heure avant d’arriver à son poste de travail, laissant les trois personnages certes enfermés, mais sans aucune surveillance.
Même remarque pour les policiers qui sont étonnamment inefficaces voire idiots dans ce film.
Alors je sais bien que tout cela est fait pour que le film ne se résume pas à deux heures de « Mr. Glass + David + Kevin enfermés dans leur cellule », et qu’il faut permettre aux protagonistes d’interagir entre eux… Mais ça semble parfois facile, voire même carrément absurde, et j’avoue que ça m’a un peu fait sortir du film par moments.

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Parlons de la fin… Mais pas trop.

Si je n’ai pas eu plus de problèmes que ça avec le film, je sais que la fin pourra en DIVISER certains… (« Split », « diviser »… OK ça marche mieux en anglais.)
Déjà, si David Dunn est ici plutôt effacé (ce qui est normal, il a déjà eu son propre volet de la trilogie), c’est la même chose pour Mr. Glass, qui donne pourtant son nom au film… Je me suis demandée si le titre était d’ailleurs bien choisi, jusqu’à ce que la fin du film réponde à ma question : oui, c’est bien le film de Mr Glass, il y joue le rôle le plus important… Mais ça ne se sait qu’à la fin.
Et ce n’est pas le seul moment où le film va déjouer les attentes du spectateur : déjà, pour son intrigue global, qui se passe majoritairement dans l’asile psychiatrique, mais surtout pour sa fin.
Le film nous amène dans une direction, nous « promet » un dernier acte très mouvementé… Et ça n’arrive jamais. Enfin, pas comme on le pense. Et, si ça ne m’a pas énormément posé problème, je sais que ce ne sera pas le cas de tout le monde, et que certains pourront se sentir biaisés… Mais je pense que partir dans la direction indiquée par le film aurait été bien trop « spectaculaire », peu réaliste, et n’aurait donc pas collé à l’ambiance de la trilogie.
Et faire simple quand on peut faire spectaculaire, c’est très osé, surtout en ce moment, bravo Mr. Shyamalan !

Quant à ce qu’il se passe concrètement à la fin… Je ne peux évidemment pas vous le dire ici, mais sachez que ça m’a volé une partie de mon âme que je ne retrouverai jamais. Et pourtant, même si ça me fait mal de l’admettre, c’est une conclusion très satisfaisante de la trilogie, qui respecte son propos du début à la fin, et je pense que ça aurait difficilement pu se terminer autrement.
En tout cas, je trouve que le message de Shyamalan est très beau, et, même s’il arrive un peu tard (on sait tous que les super-héros ont le vent en poupe en ce moment), il n’en reste pas moins appréciable. (Aussi appréciable que le rôle des personnages secondaires – Casey, Joseph et la mère d’Elijah – qui, à la fin, sont tous réunis pour la même cause, et plutôt touchants.)

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En bref, j’ai A-DO-RÉ « Glass » qui est, malgré ses quelques erreurs, un film très divertissant et très bon, autant que ses prédécesseurs, mais aussi une bonne conclusion pour la trilogie.
A un moment où les studios font tout pour faire des super-héros des personnages de blockbusters certes drôles, colorés, grandioses, mais en vomissant toujours plus d’effets numériques et sans grand message de fond derrière, M. Night Shyamalan nous rappelle que les héros peuvent aussi exister dans notre monde, si l’on prend la peine d’y croire.

L’Outsider – Stephen King

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses d’ADN ne laissent aucun doute. Dossier classé.
À un détail près : Terry Maitland a un alibi en béton. Et des preuves tout aussi irréfutables que les preuves qui l’accusent.
Qui se cache derrière ce citoyen au-dessus de tout soupçon ?

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Une bonne ou une mauvaise lecture ne se résume pas toujours à un bon ou un mauvais livre, il faut parfois voir le contexte qu’il y a derrière.
« L’Outsider », c’est LE Stephen King de 2019, et je comptais attendre sa sortie en format poche pour le découvrir, mais grâce à une personne que l’on pourrait modestement qualifier de « meilleur copain du monde », j’ai eu la chance de le lire dès le lendemain de sa sortie française, et rien que pour ça, ce livre est et restera très important pour moi.
… Parce que bon, niveau appréciation de l’œuvre, je suis plus mitigée !

Ça commençait bien, très bien même, avec cette enquête sordide accusant un citoyen parfait, au dessus de tout soupçon… Même si (oups) j’avais déjà quelques reproches à faire au roman.
Bon, comme vous vous en doutez, j’adore Stephen King, particulièrement dans ses romans fantastiques/horrifiques des années 80… Et ici, c’est un roman plus tourné vers le policier, et bien plus moderne.
Pour le côté policier, ce n’est pas très dérangeant, du moins jusqu’à la seconde moitié du roman (mais ça on en parle en dessous), par contre, pour ce qui est du moderne… Je n’y arrive pas.
Je n’aime vraiment pas lire King nous parler d’iPads, d’iPhones, d’Angry Birds, chanter les louanges de Kindle ou de Game of Thrones…
Autre petit point négatif : quand King écrit des personnages qui s’en prennent à des homosexuels dans « Ça », ou un autre qui tue un chien dans « Dead Zone », je ne l’ai jamais considéré comme un homophobe ou un tueur d’animaux pour autant, parce que j’ai toujours fait la différence entre l’auteur et ses personnages… Ici, quand il fait des petites piques à Donald Trump ou Kubrick par exemple, j’ai vraiment senti l’écrivain derrière les mots, et ça m’a sortie du roman. (Et n’allez pas croire que je défends ce gros con de Trump, je ne veux juste pas lire un auteur que j’adore régler ses comptes dans ses livres, pour moi il y a Twitter pour ça.)
Bon attendez, j’étais censée parler des points positifs là, on la refait !

Stephen King a toujours le don d’écrire de bons personnages, et il y en a une floppée dans ce roman… Mais ce n’est qu’à la famille Maitland que je me suis véritablement attachée. Terry Maitland est « quelqu’un de bien », sympa, intelligent, bon mari et père de famille, et alors qu’il lui arrive l’une des pires choses au monde (être accusé à tort du viol et du meurtre d’un enfant), on souhaite vraiment le voir sortir de ce merdier… Pareil pour sa femme, Marcy qui, forcément, vit aussi un cauchemar, mais se bat pour son mari. Ce sont vraiment les deux personnages que j’ai préféré, et rien que pour ça le roman restera difficilement oubliable !
L’enquête est vraiment prenante, en sachant que du surnaturel est impliqué, on se doute bien que Terry n’est pas coupable ; chaque preuve l’innocentant est une petite victoire et chaque preuve l’accusant fait monter la tension d’un cran… J’avoue que je souhaitais autant voir apparaître le surnaturel que voir Terry s’en sortir et reconstruire sa vie avec sa petite famille, heureux et loin de toute cette affaire… (Ha ha ha.)
Enfin, sans pouvoir trop en dire, King nous donne quelques retournements de situation qui jouent pas mal avec nos émotions, pour le meilleur comme pour le pire, et, une fois ouvert, le livre est difficile à lâcher !
Bref, (presque) tout allait bien au début…

Et puis est arrivée Holly Gibney.
Holly est un personnage de la trilogie « Bill Hodges », comprenant les livres « Mr. Mercedes », « Fin de ronde » et « Carnets noirs », une trilogie policière avec une touche de surnaturel écrite par King il y a quelques années. Une trilogie que je n’ai pas lue… Et que je n’ai plus besoin de lire, puisque Holly nous spoil allègrement les trois tomes au cours de ses (trop nombreuses) prises de paroles. Merci Holly, et merci King.
Le personnage apparaît environ à la moitié du roman, lorsque l’équipe cherchant à innocenter Terry Maitland lui demande de l’aide pour faire des recherches plus approfondies, alors que l’enquête se tourne vers quelque chose de plus… Incompréhensible pour les esprits fermés.
Et je n’aime pas, mais alors pas du tout Holly.
C’est un personnage faussement excentrique mais qui réussit seulement à me taper sur les nerfs, et elle est une sorte de « Mary-Sue » : elle réussit tout ce qu’elle entreprend, tout le monde l’aime, elle n’a presque pas de défauts… On dirait que King l’adore et veut nous forcer à l’aimer aussi. Mais moi, je n’aime pas Holly.
Et c’est dommage pour moi, parce que si je vous dit qu’elle arrive au milieu du roman, elle ne le quitte pas jusqu’à la fin, tout en prenant de plus en plus d’importance, BEAUCOUP TROP d’importance. En plus, elle apporte des tonnes d’informations à digérer sur l’antagoniste du roman, et, comme à chaque fois que le surnaturel est expliqué, il perd tout intérêt. Il ne présente plus autant de menace, et la seconde moitié du roman, bien moins mystérieuse, s’essouffle.
Pour moi, Holly est vraiment « l’outsider » de ce roman, au mieux elle aurait pu faire une petite apparition, un caméo littéraire, mais non, il a fallu qu’elle devienne un des personnages principaux.
Et moi je ne l’aime pas.

En bref, « L’Outsider » est pour moi un roman en demi-teinte, loin d’être le meilleur King, mais tout de même un très bon moment de lecture, et avant tout, un superbe cadeau. C’est LE Stephen King que j’aurais lu dès sa sortie, et je remercie encore celui que je qualifie modestement de « meilleur copain du monde » pour ça.

« Ça » : l’adaptation d’Andrés Muschietti

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »…
Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les vingt-sept ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants.
Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le clown Grippe-Sou…

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Je ne suis pas une grande défenseuse des adaptations, et encore moins des RÉadaptations, remakes et autres reboots, loin de là. Pourtant, quand l’annonce d’une nouvelle adaptation du « Ça » de Stephen King a vu le jour, j’avoue que je n’ai pas pu contenir ma joie, voire même un peu de soulagement…
Pourquoi ?
Parce que « Ça » est pour moi LE roman du King qu’il faut adapter ! Rempli de personnages géniaux, de moments terrifiants et d’hommages au cinéma d’horreur des années 50, c’est le livre qui mérite carrément de passer par la case cinéma (ou TV)… Chose que le téléfilm de 1990 a essayé de faire et totalement raté. (Mais ça, on en parlera dans un autre article… #suspens)
Donc, vous vous en doutez sûrement, le jour où je suis allée voir le film d’Andrés Muschietti, j’étais à la fois pleine de joie et d’appréhension… Alors voyons aujourd’hui ce que j’en ai pensé ! (Attention cet article contient un grand nombre de spoils, pour le film comme pour le roman.)

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Côté technique, beaucoup de bonnes choses !

Tout d’abord, parlons des acteurs. S’ils sont tous très bons, les enfants sont carrément BRILLANTS ! Déjà, le choix du casting est très réussi puisque tous incarnent à merveille leurs personnages, mais en plus ils sont extrêmement doués malgré leur jeune âge, c’est juste bluffant ! (Mention spéciale à Sophia Lillis – qui incarne Beverly – qui est exceptionnelle comme actrice, et j’espère qu’elle aura une très belle carrière, parce qu’elle est excellente !) (Ça se voit que je l’aime beaucoup ?)
D’ailleurs, les personnages du Club des Losers sont extrêmement bien écrits : ils sont drôles, super attachants, et on ne doute pas une seconde de l’amitié qui les unit. Et vu que c’est un des meilleurs (voire LE meilleur) points du roman, à ce niveau, l’adaptation est parfaite !
Bill Skarsgård en Pennywise est lui aussi très bon, il est convaincant en monstre qui veut se faire passer pour un clown pour attirer les gosses mais qui, au final, a surtout la dalle, et devient vite creepy (notamment dans la scène avec Georgie), et je suis totalement fan de son – déjà cultissime – design. Il est original, il est vraiment flippant, et j’aime beaucoup son costume « vintage », qui montre qu’il est arrivé sur Terre depuis déjà un petit bout de temps, et qu’il n’a pas vraiment réussi à moderniser sa garde-robe depuis. (Pas de blague sur Cristina Córdula, pas de blague sur Cristina Córdula…)
Le seul gros point négatif que j’ai concerne le montage : le temps que chaque protagoniste rencontre Ça, on assiste plus à un enchaînement de petites histoires qu’à un « vrai » film, ce n’est pas vraiment fluide, mais bon, est-ce que ça aurait pu être différent avec SEPT personnages principaux ? Cela engendre aussi un autre problème : Stanley et Mike, pourtant tout aussi importants que les autres, sont particulièrement effacés dans cette version… Dommage.

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Le film prend quelques libertés audacieuses…

Par exemple, le fait de situer le film dans les années 80 (bon d’accord, ça n’est pas le plus audacieux, et on peut se dire que c’est pour surfer sur la vague de nostalgie qui va avec) est pour moi un très bon choix : les années 80 vont bien évidemment parler à plus de monde que les années 50, et en plus, le film apporte quelque chose à l’histoire, un regard nouveau, ce n’est pas juste un copié-collé du livre.
J’aime aussi le fait que le film n’ait pas conservé le découpage du livre, un aller-retour constant entre l’enfance et la vie adulte des personnages, et ait choisi de centrer son intrigue autour de la partie « enfants ». Bon, c’était sans doute le choix le plus utile pour les tournages, mais ça rend l’intrigue bien plus facile à suivre pour ceux qui la découvrent. (Et j’ai toujours trouvé la partie « adultes » bien plus ennuyeuse.)

Un autre changement majeur concerne les formes que prend Pennywise pour effrayer certains protagonistes… Et ces changements sont franchement bienvenus.
En même temps, si l’on prend l’exemple de Richie, combien de gosses ont, dans les années 80, encore peur du loup-garou des vieux films de la Hammer ? Au contraire, combien ont la phobie des clowns ? (Notamment grâce à Stephen King tiens.)
Autre exemple, dans l’une des scènes les plus creepy du film, on découvre que la plus grande peur de Mike est d’assister à la mort de sa famille, brûlée vive dans l’incendie de leur maison. Et c’est plutôt horrible. Dans le livre, sa famille est vivante, elle va bien, tant mieux pour eux, mais la peur de Mike est… Un gros oiseau. Et même si je ne doute pas que les oiseaux, en particulier géants, peuvent être terrifiants, je dois avouer que ce passage ne m’a jamais vraiment foutu les jetons.
Enfin, pour ce qui est de Stan, il a ici affaire à une femme monstrueuse sortie d’un tableau devant lequel il passe tous les jours… Et je trouve que ce passage fait bien plus écho aux peurs enfantines que son pendant littéraire, où il est confronté à des cadavres d’enfants. (Même si, je vous l’accorde, ça fait aussi bien flipper samer.)
Et c’est en ça que le film marque un bon point : la momie, le loup-garou, le vampire… Tout ça ne fait plus vraiment peur à grand-monde, alors que voir sa famille mourir devant ses yeux, passer tous les jours devant un tableau cauchemardesque… Ça terrifierait n’importe quel enfant ! (Et je suis sûre que vous avez tous au moins un ou une coulrophobe dans votre entourage.)
Bref, Andrés Muschietti a modernisé les peurs, les a rendu plus accessibles à tous, et pour ça, je dis GG Andy !

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… Mais tous les changements ne sont pas forcément bons.

Parce que oui, quelques passages du film m’ont quand même fait grincer des dents, notamment tout ce qui tourne autour de « la demoiselle en détresse », c’est à dire quand Beverly se fait enlever par Pennywise puis, après que ce dernier l’ait mise dans un état catatonique, quand elle se fait sauver par le baiser de son prince charmant et rondouillard, Ben.
Pourquoi, après avoir établi Beverly comme un personnage féminin fort, la transformer en princesse qu’il faut aller libérer ?
Eh bien, en y réfléchissant bien, et en faisant quelques recherches sur Internet, j’en suis venue à penser que ces deux scènes ne sont qu’une manière de Muschietti – certes, plutôt maladroite – d’adapter le roman.

Dans le film, lorsque Beverly se fait enlever, c’est à un moment où rien ne va plus : le groupe s’est brisé, les garçons se sont disputés, et chacun est reparti de son côté. Pour devoir aller la sauver, les garçons n’ont d’autres choix que de s’unir à nouveau, malgré leurs différends.
Cela fait écho à un passage du livre, lorsque les enfants sont perdus dans les égouts, qu’ils commencent à paniquer et ne sont plus aussi soudés qu’avant. C’est donc Beverly qui, d’une manière très… Différente de celle du film, parvient à les « ré-unir » de nouveau. (Non je ne parlerai pas de cette scène.) (Si vous imaginez quelque chose de bizarre à cause de mes sous-entendus, félicitations, vous avez sûrement deviné.)

Quant au baiser de Ben qui réussit à libérer Beverly de son état de transe, il peut s’expliquer par une idée assez simple du livre : si votre imagination d’enfant y croit, alors c’est vrai.
Bon, c’est grossièrement résumé, mais, par exemple, les Losers pensent qu’une balle en argent peut blesser Pennywise, donc ça marche. Eddie convainc Pennywise que son inhalateur est rempli d’acide, donc lorsqu’il l’attaque avec, il le blesse. Le combat n’est pas seulement physique, il est aussi psychique.
Et, pour en revenir au film, quoi de plus enfantin que de croire qu’un baiser peut réveiller une jeune fille plongée dans un profond sommeil ? Est-ce que je dois vous rappeler que « Blanche-Neige » et « La Belle au bois dormant » de Disney sont sortis bien avant les années 80 ?
Ben y croit, donc ça marche.

Avec cette lecture, le film devient tout de suite plus intéressant, l’intrigue de la princesse à sauver étant bien plus complexe qu’il n’y paraît, mais quand même, la première fois qu’on se trouve devant ces scènes, on ne peut pas s’empêcher de se dire… « SÉRIEUSEMENT ?! », surtout par les temps qui courent, où l’ont se bat pour avoir des personnages féminins forts.
C’est donc un bel effort d’adaptation, mais un peu trop maladroit pour que ça fonctionne correctement…. Et ce n’est malheureusement pas le seul point négatif du film.

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Le plus gros défaut de cette adaptation…

… C’est qu’elle ne fait pas peur. Enfin, pas assez.
Alors oui, elle possède de très bons moments de trouille (la mort de Georgie m’a juste traumatisée, c’était la seule scène que je redoutais, et bah, j’ai été servie), et des tas d’entre vous ont sûrement trouvé le film terrifiant… Mais c’est sans doute parce que vous n’avez pas lu le livre.
L’œuvre de Stephen King n’est pas simplement flippante, elle est surtout malsaine au possible, dérangeante, glauque, complexe aussi… Et rien de tout ça n’est présent dans l’adaptation.
Oh, vous avez échappé à des tas de choses, des meurtres d’enfants bien détaillés aux moments sexuels un peu bizarres (#euphémisme), en passant par toute une mythologie très importante concernant une Tortue géante… Bien sûr, tout ne peut pas être adapté, mais l’ambiance aurait quand même pu être bien plus malsaine.
Je veux dire, il y a des tas de gens que je connais à qui je peux montrer le film sans problème, mais il est hors de question que je leur mette le livre entre les mains !
Et c’est donc pour moi ce qui pose le plus problème dans cette nouvelle adaptation, malgré ses – très – nombreux bons points.

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Bon, je n’ai pas parlé de tout ce dont je voulais, notamment de certaines facilités d’écriture lorsque les garçons se séparent dans la maison abandonnée, des petites références à la Tortue ou même de la danse (WTF ?) de Pennywise, mais cet article est déjà bien trop long, alors il est temps de conclure.
Pour moi, le film d’Andrés Muschietti est très bon, mille fois meilleur que le téléfilm du même nom, avec un casting génial et de bons efforts d’appropriation du matériau de base, mais ce n’est pas encore LA bonne adaptation que ce roman mérite. (Et je ne sais pas s’il en aura une un jour d’ailleurs…)
Disons simplement que le « Ça » de 2017 est une bonne adaptation « édulcorée » du roman de Stephen King.

Que vous soyez d’accord ou non avec ce que je dis, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, je serais ravie de pouvoir en discuter ! (Si je ne vous ai pas perdu dans ce flots énorme de mots…)
En attendant, merci de m’avoir lue, zou-bis !

Mes meilleures lectures de 2018

Allez, il est temps de terminer l’année en beauté avec le top du top, la crème de la crème : mes plus gros coups de cœur de 2018 !
Si vous comparez ce classement avec celui de mes pires lectures de 2018, vous pourrez constater que l’année a plutôt été positive, et ça c’est cool  ! (Et encore, je ne mets ici que les livres que j’ai lu pour la première fois cette année, parce que j’ai (rererere)relu les Harry Potter, et on sait tous que les sept tomes se seraient retrouvés ici…)
Il n’y a pas d’ordre de préférence pour ce classement, juste l’ordre dans lequel j’ai lu les livres, et s’il y en a certains que j’ai déjà chroniqué, il y a aussi quelques petits nouveaux !
Enjoy !

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54 minutes – Marieke Nijkamp

Aaah, 2018 commençait bien avec « 54 minutes » ! Premier coup de cœur de l’année, première chronique, ça me rendrait presque nostalgique si le blog n’avait pas seulement deux mois… (Non je déconne, ÉVIDEMMENT que ça me rend quand même nostalgique.)
Mon avis complet est ici !

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Aristote et Dante découvrent les Secrets de l’Univers – Benjamin Alire Sáenz

Pour vous le résumer rapidement, Aristote – dit « Ari » – est un garçon de quinze ans, il a une vie de famille compliquée, il est en colère. Un jour, à la piscine, il va rencontrer Dante, un garçon joyeux, drôle, sympa, avec des parents adorables avec qui il s’entend à merveille… Bref, à première vue, Ari et Dante n’ont pas grand-chose en commun, et pourtant, ils vont nouer une profonde amitié, une amitié qui va changer leurs vies à jamais…

J’en avais beaucoup entendu parler, mais je ne m’attendais pas à aimer à ce point : c’est un énooorme coup de cœur pour ce superbe roman, ce roman « gentil » comme je l’appelle : il est beau, il est drôle, et malgré quelques passages émouvants, il vous fait surtout passer un bon moment et vous laisse avec le sourire aux lèvres longtemps après l’avoir refermé. (Je crois que c’est ce que les gens normaux appellent un roman « feel-good » en fait.)

Ici, si l’intrigue est très bonne, les personnages sont LE point positif majeur du livre. Attendez, entre Aristote, le petit rebelle à la vie de famille compliqué mais qui reste sympa, drôle et courageux, et Dante, le mec sensible, mignon, cultivé, proche de sa famille et FAN DES BEATLES, mon cœur balance !
Ces deux garçons sont GÉNIAUX, ils font partie des personnages les plus attachants que j’ai pu… Lire ? et ensemble ils forment un duo absolument adorable qui ne tombe jamais dans la niaiserie.
Comme je le disais, l’intrigue aussi est très bonne et pourtant très simple. Ici, pas de tueurs en série, de sorciers ou de dragons, on va juste suivre la vie des deux garçons – surtout celle d’Ari – dans leur petite ville, une vie avec ses hauts et ses bas, ses petits moments tragiques ou joyeux… Mais ne vous attendez pas non plus à vous ennuyer, loin de là ! Il y a tout de même quelques rebondissements, et de toute façon, les personnages sont tellement attachants, on pourrait lire une histoire où il ne font que la vaisselle pendant deux heures qu’on ne s’ennuierait pas.
Bref, c’est une petite tranche de vie sympa que vous propose de découvrir Benjamin Alire Sáenz.

D’ailleurs, bien qu’étant un livre de la littérature jeunesse, le roman aborde plusieurs thèmes forts comme celui de la famille ou de la recherche d’identité (sexuelle comme culturelle, les deux garçons étant américains avec des origines mexicaines), le tout avec justesse et subtilité.
Bien qu’importants, ce ne sont pas des sujets faciles à aborder avec les enfants, et ici, je pense que c’est une mission réussie, grâce à l’histoire et aux personnages, mais aussi à la plume simple mais fluide de l’auteur.
C’est un livre qui apprend l’ouverture d’esprit de manière simple et divertissante aux plus jeunes, sans jamais être moralisateur, et je pense qu’il faudrait plus de romans comme « Aristote et Dante » dans ce monde.
(En plus la couverture est trop belle. Ce livre est parfait j’vous dis.)

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Running Man – Richard Bachman (aka Stephen King)

Pour sauver sa fille, gravement malade, Ben Richards va tenter le tout pour le tout : il va participer à « La Grande Traque », une émission de télé-réalité suivie par des millions de téléspectateurs et qui promet au vainqueur une énorme somme d’argent.
Le but est très simple : pendant trente jours, Ben va devenir l’ennemi public numéro 1. Il sera traqué par de redoutables « chasseurs », et la moindre personne donnant une information permettant son élimination sera récompensée.
Pendant ces trente jours, tout sera permis pour le tuer et divertir les foules.

Quelle claque ce roman.
Quand Bachman/King se lance dans la dystopie, il fait ça bien. Très bien même.
Dans ce roman plutôt court sont abordés de nombreux thèmes, et ce, toujours avec justesse. Il y a tout d’abord la dictature (forcément) qui utilise la télévision pour abrutir la population et se la mettre dans la poche (« Panem et circenses » comme dirait l’autre). Dans cette Amérique dystopique, il est carrément illégal de ne pas posséder de télévision (enfin, de « Libertel »), et la société des Jeux règne en maître.
Alors oui, la téléréalité, c’est pas bien, c’est abrutissant, c’est bête, on connaît la chanson… Sauf que ce roman est sorti en 1982, bien avant l’explosion du genre, dans les années 2000. Alors en plus d’être talentueux, King est carrément visionnaire. (Il avait d’ailleurs, toujours sous le nom de Bachman, publié un autre roman dystopique traitant de la téléréalité en 1979 : « Marche ou crève ».)
A cela s’ajoute la question de la manipulation de l’image : tout est fait pour rendre Ben détestable. On modifie ses photos pour le rendre plus menaçant, le moindre de ses faits et gestes est détourné et quand il essaye de dire la vérité à la population à travers une vidéo envoyée à l’émission, oups, il y a un problème de son, et personne ne peut entendre ses paroles. C’est ballot tiens.
Un autre thème dénoncé est celui de la différence entre les plus riches, qui se pavanent dans le luxe, et les plus pauvres, qui ont à peine de quoi vivre (Ben est au chômage et sa femme est obligée de se prostituer) et qui, dans certains ghettos, meurent de maladies dues à la pollution extrême de l’air.
Et dire que certains critiques considèrent Stephen King comme un auteur populaire (donc minable pour eux) qui ne sait pas faire autre chose que des histoires de monstres.

Vous comprendrez que je ne peux pas faire une critique aussi longue que je le voudrais, je ne peux pas vous parler du personnage de Ben qui peut paraître plutôt antipathique au début du roman mais à qui on s’attache irrémédiablement, je ne peux pas non plus vous parler de la fin, choquante, presque cruellement ironique, qui m’a totalement laissé sur le cul…
Bref, je ne peux pas en dire autant que je le voudrais, mais sachez que « Running Man » est encore un merveilleux roman du King, et que je recommande à tous, même aux plus néophytes de l’auteur !

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Misery – Stephen King

Oui, encore un Stephen King, et ce n’est pas le dernier du classement ! #désopasdéso
Ici, le King nous prouve qu’il n’a pas forcément besoin d’aliens, de vampires ou de fantômes pour vous glacer le sang, et signe un de ses meilleurs romans ! (Bon OK, il a genre une vingtaine de « meilleurs romans », mais quand même.)
Cliquez ici pour un avis plus détaillé !

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A Monster Calls – Patrick Ness

(Traduit en français par « Quelques minutes après minuit ».)
Probablement l’un de mes livres préférés de toute l’année !
Ce roman jeunesse est touchant, bouleversant et traite de thèmes très forts, le tout sans prendre les enfants pour des idiots… Un must-read selon moi, pour les plus jeunes comme les plus vieux !
Pour un article un peu plus long (non carrément plus long en fait) c’est  !

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La Couleur des sentiments – Kathryn Stockett

Le Mississipi, dans les années soixante. Les lois raciales font autorité, la lutte pour les droits civiques n’en est qu’à ses prémisses et le Ku Klux Klan fait régner la terreur.
C’est dans ce contexte que nous allons suivre les histoires croisées d’Aibileen, une bonne noire chargée d’élever les bébés des familles blanches, de sa meilleure amie Minny, une autre domestique noire, rebelle mais soumise à la violence de son mari ivrogne, et d’Eugenia « Skeeter » Phelan, une jeune femme blanche qui vient de terminer ses études.
Dans le but d’écrire un livre, cette dernière va alors demander aux domestiques noires qu’elle connait de raconter leurs vies, les humiliations et insultes qu’elles subissent, mais aussi l’amour qu’elles portent envers les enfants dont elles s’occupent et qui ne sont pas les leurs.
La tâche est loin d’être aisée, puisqu’à cette époque, les relations entre blancs et noirs sont punies par la loi, et les bonnes risquent de payer très cher leurs témoignages…

Ne vous laissez pas effrayer par ce pavé de six cent pages : « La Couleur des sentiments » est un très beau roman, drôle et touchant à la fois, et s’il est plutôt long à lire, à aucun moment il ne vous ennuiera.
Les trois protagonistes, Aibileen, Minny et Skeeter sont toutes très différentes, mais toutes terriblement attachantes à leur manière ! (Je les aime très fort.) Si Aibileen est plus dans la retenue, la gentillesse et la douceur, Minny est drôle, extravertie, et n’a pas la langue dans sa poche ! Quant à Skeeter, cette jeune femme trop grande aux cheveux impossibles à coiffer, elle est timide, maladroite, mais bien déterminée à devenir écrivaine et surtout, à dénoncer le quotidien des domestiques.
Bref, ces femmes sont géniales, et l’alternance entre leurs points de vue donne du rythme au récit et permet de ne jamais se lasser.
(Et si je parle des personnages principaux, il faut aussi mentionner cette peste de Hilly, ou encore l’extravagante mais gentille Celia… Qu’ils soient détestables ou attachants, les personnages sont tous hauts en couleurs, et difficilement oubliables.)

Comme vous pouvez vous en douter, les témoignages des bonnes sont émouvants, forts et, bien que le roman ait été écrit en 2009, tout semble très honnête, très « vrai ». C’est d’ailleurs accentué par le fait que certains évènements réels comme l’assassinat de Megar Evers, la guerre du Vietnam et la marche de Martin Luther King sont abordés tout au long de l’histoire.
Bref, « La Couleur des Sentiments » est un très bon livre sur les différences et la vie des Noirs dans l’Amérique des années 60 ! Si vous ne l’avez pas déjà lu, je vous le conseille à 100% !
(Et puis BON, d’accord, si vous n’avez vraiment pas envie de lire le roman ou que vous n’avez aucun moyen de vous le procurer, vous pouvez toujours vous rabattre sur la très bonne adaptation du même nom, elle est de très bonne qualité et fidèle à l’histoire.) (Mais franchement, lisez le livre, il est quand même meilleur.)

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Carrie – Stephen King

Eh oui, Stephen King a beau être l’un de mes auteurs préférés, j’aurais attendu 21 ans avant de lire son tout premier roman… (SHAME, SHAME, SHAME !)
Eh bah, quel premier roman ! Ce mec a du talent, c’est clair, et voici encore un de ses meilleurs livres !
Comme d’habitude, pour une critique détaillée, c’est iciii !

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Le Voyage gelé – Philip K. Dick

Eh oui, mon tout premier livre par l’un des maître de la science-fiction aura été un recueil de nouvelles, pas le plus connu en plus… Et pourtant !
Bon, je ne peux pas parler de chaque nouvelle individuellement, donc ça va être une critique très rapide…
Déjà, ce livre a beau figurer dans mes coups de cœur de l’année, je dois avouer que toutes les histoires ne sont pas de même qualité : certaines sont excellentes, d’autres, sans être mauvaises, sont un peu plus… Spéciales. Mais je pense que si j’ai autant aimé ce recueil, c’est parce que certaines nouvelles étaient légèrement horrifiques, en plus d’être de la science-fiction.
D’ailleurs, mes nouvelles préférées sont « Le retour des explorateurs », « Une belle prise » et « L’Autremental », qui sont des récits plutôt courts avec une chute surprenante et parfois cruellement ironique (oui je me répète avec la critique de « Running Man »). J’ai eu un peu plus de mal avec les récits plus longs (assez pour nous faire découvrir un nouveau monde, trop peu pour qu’on ait vraiment le temps de s’y plonger).
Bref, avec ce recueil, Philip K. Dick aura réussi à me faire aimer… Non, à me faire adorer la science-fiction (en dehors des romans dystopiques) ! « Blade Runner », « La Horde du Contrevent » et « Dune », me voilà !

C.

Alors pour vous, 2018 aura été une bonne ou une mauvaise année de lecture ? Quels ont été vos coups de cœur ?