« Love Letters to the Dead » d’Ava Dellaira

Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait.
Et qu’il est mort jeune, comme May.
Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour.
Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

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Chère Ava Dellaira,

Je dois avouer que si je n’avais eu que la couverture de ton livre entre les mains, je n’aurais pas essayé de le lire.
Je sais, il ne faut pas juger un livre à sa couverture, tout ça tout ça, mais les
couvertures avec des vrais gens dessus, je t’avouerais que ça ne me plaît pas trop. Surtout ici, où l’image annonçait – pour moi – l’histoire clichée et mièvre d’une lycéenne clichée et mièvre.
Cependant, je me suis quand même intéressée au résumé, et c’est là que tu m’as eue : des lettres à des personnalités décédées, c’est plutôt original, mais alors voir les noms de Kurt Cobain et Heath Ledger dans le lot… Bref, mon cœur a parlé et j’ai décidé de lire ton roman. (Bon, il faut avouer que c’est SURTOUT parce que je me trouvais à la bibliothèque, et que le livre était GRATUIT que je me suis décidée à le prendre.)
Résultat ?
Je me dis que, parfois, il faut bel et bien juger un livre à sa couverture.

Commençons par ce qui aurait du être le point fort du livre : sa forme, c’est à dire les lettres adressées aux personnes décédées.
Déjà, chère Ava, je ne comprends pas pourquoi tu tenais absolument à ce que chaque lettre commence par un bout de biographie de l’artiste, du genre « Tu es né le 20 février 1967 à Aberdeen. Quand tes parents ont divorcé tu étais très triste. Du coup tu as écrit des chansons pour dire que tu étais triste. » Bien sûr j’exagère (et encore…), mais je pense que ceux à qui sont destinées les lettres, s’ils pouvaient la lire, n’auraient pas besoin qu’on leur raconte leur propre vie… Et si c’est dans le but de nous instruire, nous, lecteurs… Une page Wikipédia fait aussi bien l’affaire, et aurait même permis d’alléger le roman de toutes ces informations pénibles et pas très utiles.
Ensuite, si l’on retire les fiches Wikipédia et les quelques anecdotes de la vie de Laurel liées à l’artiste, le format des lettres ne sert… A rien. On se retrouve juste avec une adolescente qui nous raconte « ses amis, ses amours, ses emmerdes » comme on dit, et on a l’impression de lire un banal roman écrit à la première personne, ou au mieux un journal intime… Ce qui aurait été bien plus adapté à l’histoire d’ailleurs, parce que certes, c’est original de dire que l’on écrit à des personnalités décédées tout ça tout ça, mais bon sang, je pense que Kurt n’en aurait rien eu à foutre que Laurel trouve « Sky trop mignon oh là là il est si mystérieux et il m’a regardé tout à l’heure à la cantine et j’aimerais bien coucher avec quand même ».
Bref, j’ai l’impression qu’avec ce livre, tu voulais nous raconter l’histoire d’une adolescente un peu paumée qui a du mal à gérer la mort de sa sœur… Mais aussi et surtout nous montrer que tu ̶s̶a̶i̶s̶ ̶f̶a̶i̶r̶e̶ ̶d̶e̶s̶ ̶r̶e̶c̶h̶e̶r̶c̶h̶e̶s̶ ̶s̶u̶r̶ ̶W̶i̶k̶i̶p̶é̶d̶i̶a̶ es cultivée et que tu as de bons goûts en matière de musique, de poésie, de cinéma, etc.
Moi aussi j’ai des goûts musicaux absolument exceptionnels, je n’en fait pas toute une histoire pour autant.

Maintenant, intéressons-nous un peu plus au fond du roman, et d’abord à ses personnages.
Désolée de te l’annoncer, mais Laurel est LE cliché de tous les films/livres pour ados que je fais tout pour éviter – parce qu’ils sont justement terriblement clichés.
C’est le personnage typique qui se trouve « maladroite et banale et timide » mais qui devient pote avec deux meufs populaires et canons et fait craquer son crush en deux semaines à peine. Crush qui, dois-je le préciser, est surnommé Mr. Mystère parce qu’on ne sait rien de lui, il est siii mystérieux et beau et toutes les filles veulent sortir avec lui.
Tu parles d’originalité.
Aussi, Laurel est terriblement passive : elle ne fait que subir les évènements sans faire avancer grand-chose, et je l’ai personnellement trouvé… Molle.

Pour le reste de tes personnages, je trouve qu’il y a un gros problème de réalisme : les amis que se fait Laurel sont sympa et tout, et je ne veux pas passer pour une vieille chieuse, mais des secondes qui passent leur temps à boire, sécher les cours, voler de l’alcool, fumer, draguer des mecs pour du fric et montrer leurs seins à des inconnus… Je ne sais pas si c’est comme ça que tu as vécu ta première année de lycée, mais moi, pas du tout, et ça m’a pas mal sortie du roman.
Mais bon, après tout, c’est peut-être juste qu’avec mes potes, on était trop des Bisounours.
Le pire, ça a été quand Laurel est tombée sur Natalie et Hannah en train de s’embrasser… Je peux comprendre qu’elles aient été gênées, mais de là à vouloir forcer Laurel à embrasser Hannah pour qu’elle ne révèle rien, c’est juste NON.
Mais ça n’a posé de problèmes à personne apparemment…
Pareil pour ce moment où, après s’être croisés deux fois, Laurel et Mr. Mystérieux montent en voiture, et que ce dernier n’hésite pas à lui caresser le haut des cuisses… OKÉPASDEPROBLÈME.
Il y a un petit problème de consentement dans ton roman, non ?
Bon, j’avoue que ce sont des remarques que je me suis surtout faite en début de l’histoire, et qu’après… Je ne sais pas trop si les personnages ont évolué ou si c’est moi qui me suis lassée, toujours est-il que ça m’a moins dérangée au fil du roman.

L’intrigue n’est malheureusement pas très intéressante non plus : tout comme Laurel, c’est un ramassis de clichés. Les premiers amours, les cours avec des profs relous, les problèmes familiaux… C’est du vu et revu. L’histoire la mort de May est la plus touchante, celle qui a le plus retenu mon attention… Mais je la trouve malheureusement un peu trop survolée. Et pas toujours très… Crédible.
Parce que même si tu as le mérite d’aborder des sujets importants et délicats comme le deuil, le suicide, l’homosexualité et même le viol (ça, je ne te le retirerais pas), le tout est trop confus, trop de thèmes sont abordés, et aucun n’a vraiment de place pour être assez développé.
C’est tout à ton honneur de défendre des sujets qui te sont chers, mais tout ça fait trop.

Voilà chère Ava, j’en ai bientôt fini ne t’inquiète pas, et même si tu ne liras jamais cette chronique, je veux te prouver que je ne suis pas simplement une personne de mauvaise foi qui critique ton roman gratuitement. Je trouve que ton idée était très bonne, comme l’aurait pu être ton histoire ; les deux ont juste été, à mon sens, mal exploitées.
Je vais donc poster un passage que j’ai beaucoup aimé de Love Letters to the Dead, un passage qui m’a touchée, que je trouve beau et puissant, où Laurel montre un peu de caractère et où le fait qu’elle écrive à des personnes décédées a du sens.

« Nirvana signifie libération. Libération de la souffrance. Je pense que certains voient la mort ainsi. Donc bravo de vous être libérés, je suppose. Quant à nous, nous sommes encore là, à essayer de recoller les morceaux. »

Amitiés (quand même),
Marie.

De « Game of Thrones » à « Chernobyl » : du coup de gueule au coup de foudre

Game of Thrones saison huit



La huitième saison de Game of Thrones est nulle.
Alors oui, je sais, par souci d’objectivité, je devrais plutôt dire « Je n’aime pas la huitième saison de Game of Thrones » … Mais entre les incohérences, la régression de certains personnages, l’écriture bâclée et les gobelets Starbucks oubliés, la dernière saison de Game of Thrones est nulle. C’est un fait. C’est presque prouvé scientifiquement.
Je dois dire que je n’avais déjà pas aimé la saison précédente, avec ses téléportations, ses intrigues ridicules et ses personnages invincibles… J’avais pourtant eu un élan d’espoir, infime, pour le final de ma série préférée… Mais bon, on ne change pas une équipe qui gagne – ou qui perd dans ce cas-là – et ça a été… Très décevant.

Attention, ça va spoiler.

Pourtant, ça ne commençait pas si mal…
Les deux premiers épisodes, bien que lents, nous réintroduisaient les personnages, leurs enjeux et leurs relations dans des scènes parfois émouvantes, surtout pendant ce qui devait être leur dernière nuit sur Terre avant l’imminente « Battle of Winterfell ».
Le second épisode se payait même le luxe de nous offrir une nouvelle chanson originale, « Jenny of Oldstone », collaboration géniale entre Ramin Djawadi (ce mec est incroyable) et Florence and the Machine.
Puis est arrivé l’épisode trois, et avec lui, les premiers gros problèmes.
Entièrement consacré à la bataille spectaculaire voyant s’affronter les humains et les Marcheurs Blancs, peuple de l’hiver, de la nuit, de la mort et des ténèbres (bref, un truc costaud), l’épisode promettait de l’épique, de la violence, et une tristesse infinie pour ses spectateurs… Du Game of Thrones quoi ! Les chances de perdre des personnages importants et aimés étaient énormes, et certains (dont moi) commençaient déjà à préparer leur deuil…
Mais voilà, dans un mélange de fan-service et de volonté de déjouer nos attentes, les personnages principaux sont devenus invincibles, quelques personnages secondaires ont été sacrifiés pour élever un peu le quota de morts, Jon n’a servi à rien, et c’est Arya qui, en quelques secondes, a mis fin à une bataille attendue depuis des saisons – bataille qui ne la concernait d’ailleurs pas vraiment. Sans parler de la stratégie militaire absolument ridicule et insensée.

C’est beau, mais ça n’a aucun sens. (Enfin, quand on arrive à voir quelque chose, mais ça c’est un autre débat.)

A partir de là, ça a été la dégringolade.
Je ne vais pas vous exposer toutes mes critiques une par une, encore moins épisode par épisode : des tas de gens l’ont fait avant moi, ça rendrait cet article beaucoup trop long ̶e̶t̶ ̶j̶’̶a̶i̶ ̶t̶e̶r̶r̶i̶b̶l̶e̶m̶e̶n̶t̶ ̶l̶a̶ ̶f̶l̶e̶m̶m̶e̶, mais voici mon avis général :

Le plus gros problème de cette saison (et de la précédente), c’est son bâclage. Six épisodes, ce n’est pas suffisant. Dix n’auraient pas été suffisants.
Je veux dire, en trois épisodes, seulement trois petits épisodes, les trois plus grands antagonistes de la série se sont fait bolosser comme des débutants. Il aurait fallu au moins trois saisons pour ça !
De la mort du Night King à l’élection de Bran en tant que roi des Sept Couronnes en passant par le pétage de durite de Daenerys (prévisible, mais raté quand même), rien n’a correctement été introduit, développé ou résolu, et ce sont les personnages qui en ont le plus souffert.
Jon, notre héros, est devenu inexpressif et incapable de penser par lui-même ; Varys et Tyrion ont, comme Littlefinger avant eux, perdu la moitié de leurs cellules grises ; Jaime – pire gâchis – a régressé à ce qu’il était lors de la première saison, oubliant son long chemin vers la rédemption ; et Euron Greyjoy… Existe. Et c’est déjà bien trop.

Ajoutez à ça quelques effets de symbolisme bien gras (et inutiles) et des tonnes de facilités et autres incohérences scénaristiques et vous obtiendrez la pire saison de Game of Thrones jamais écrite, que même les sublimes musiques de Ramin Djawadi n’ont pas réussi à sauver. Dommage pour nous, c’était la dernière.
Et si la toute fin est plutôt belle, a fait battre mon petit coeur de #TeamStark, et aurait pu être une conclusion satisfaisante à la série, je regrette que le chemin pour y arriver ait été aussi ̶p̶o̶u̶r̶r̶i̶  laborieux.

Bref, Game of Thrones est sans doute ma série préférée… Jusqu’à la saison six.
C’est une série exceptionnelle qui, lorsqu’elle n’est pas honteusement bâclée, nous offre des personnages complexes, des stratégies et trahisons à tout-va, une musique et une cinématographie superbes, et des retournements de situations qui laissent sur le cul. (Et oui, il y a bien évidemment des boobs et des dragons, si ça peut vous inciter à regarder…)

Mais, malgré ma très grande capacité à faire abstraction des choses que je n’aime pas, à les oublier ou faire comme si elles n’avaient jamais existé (ce que l’on appelle communément le déni), cette dernière saison m’aura laissé comme un sale goût amère dans la bouche…
Pendant environ trois jours.

Ensuite, une lumière (radioactive) est apparue : lumière d’espoir pour le paysage télévisuel moderne, lumière de désespoir pour mon état émotionnel.
En effet, après s’être faits prendre pour des cons par les scénaristes de Game of Thrones, il était temps de devenir un peu plus intelligents, et, pourquoi pas, de comprendre comment le réacteur RBMK d’une centrale nucléaire peut exploser.
Vous l’aurez compris, me remettant à peine de la déception qu’a été Game of Thrones, j’ai découvert Chernobyl.

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Chernobyl

Et bordel si je m’attendais à ça.
C’était déprimant, c’était terrifiant, c’était rageant… Mais qu’est-ce que ça m’a passionnée ! Cette série m’a marquée plus que d’autres… Non, c’est LA série qui m’a le plus marquée à ce jour.

Reconstitution de la catastrophe du même nom par le réalisateur Craig Mazin, Chernobyl traite moins du nucléaire que des mensonges, de l’incompétence humaine ou encore de l’héroïsme et du sacrifice.
Idiots et héros ont marché côte à côte ce jour-là. Ou plutôt ces jours-là.

Attention, Chernobyl a beau être très réaliste et fidèle aux événements, ça reste une œuvre de fiction ; aussi, j’invite les plus passionnés – et les plus anglophones – d’entre vous à aller écouter The Chernobyl Podcast, disponible sur YouTube, où Craig Mazin discute de ce qui est fiction ou réalité dans chaque épisode.
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Parce que Tchernobyl, ce n’est pas seulement le 26 avril 1986. C’est tout un tas de problèmes, et donc de moyens mis en œuvre pour limiter la catastrophe, le tout étalé sur des jours et des jours. Et par moyens, entendez le plus souvent « êtres humains ».
Des pompiers aux liquidateurs en passant par les infirmières, des tas de gens ont donné de leur temps, de leur force et de leur santé pour Tchernobyl. La série leur rend un puissant hommage, nous montrant toute l’horreur et l’injustice de la situation, sans tomber gratuitement dans le voyeurisme et le choquant.
C’est une bouleversante ode à la vérité.

D’un côté plus technique (parce qu’il faut bien passer par là), la cinématographie est superbe, et la bande-son poignante.
Tous les acteurs sont absolument incroyables : Jared Harris et Stellan Skarsgård, (interprétant respectivement Valery Legasov et Boris Shcherbina), sont époustouflants de justesse, et leur complicité crève l’écran ! (C’est bien simple, j’ai davantage cru en l’amitié entre ces deux là en moins de quatre épisodes qu’en l’amour entre Jon et Daenerys en deux saisons.)
Aussi, mention spéciale à Paul Ritter, mon coup de cœur personnel : le gars a l’air adorable dans la vraie vie, et il interprète ici un Anatoly Dyatlov exécrable et cynique, personnage que beaucoup détestent – à raison – mais qui pourtant me fascine.

Chernobyl m’a bouleversée.
C’est aussi pour ça que je vous écrit cet article : j’ai besoin d’en parler.
Bien sûr, j’ai déjà harcelé mon copain, ma famille et quelques amis pour qu’ils regardent la série (avec plus ou moins de succès d’ailleurs) et que je puisse en discuter avec eux, mais ça ne me suffit pas.
Les sites, les vidéos, les livres, je prends tout ce qui me tombe sous la main, tout ce qui pourrait étancher cette soif de savoir sur l’un des pires désastres que l’Homme ait connu – que l’Homme ait provoqué.
Injustice, souffrance, peine, des tas de choses me sont passées par la tête quand j’apprenais le destin de ces hommes et de ces femmes, de ces coupables, de ces héros, de ces innocents. Et ces choses ont du mal à en sortir depuis.
Aucune autre série, aucun autre événement historique ne m’avait autant donné envie de savoir. Ni ne m’avait fait sentir coupable de ne pas savoir.
Bref, Chernobyl m’a bouleversée. Et je remercie Craig Mazin et toutes les personnes qui ont fait de la série ce qu’elle est pour ça.

Voilà, j’ai envie de terminer cette chronique en beauté avec une petite citation (moins par manque d’originalité que par admiration pour l’écriture de la série), mais laquelle ?  Les dialogues de Chernobyl sont parmi les meilleurs que j’ai pu lire ou entendre de ma vie, que ce soit à la télé, au cinéma, dans les livres… Et choisir une seule citation parmi les dizaines qui me viennent en tête, ce n’est pas facile.
Je choisis alors la toute dernière, peut-être la plus terrible, celle qui résume sans doute au mieux le message de la série et je vous la mets en anglais pour ne pas l’entacher d’une quelconque erreur de traduction :

« To be a scientist is to be naive. We are so focused on our search for truth, we fail to consider how few actually want us to find it. But it is always there, whether we can see it or not, whether we choose to or not. The truth doesn’t care about our needs or wants. It doesn’t care about our governments, our ideologies, our religions. It will lie in wait, for all time.

And this, at last, is the gift of Chernobyl. Where I once would fear the cost of truth, now I only ask :
What is the cost of lies ? »

Valery Legasov, Boris Shcherbina, Aleksandr Akimov, Leonid Toptunov, Vasily Ignatenko, Anatoly Sitnikov et les centaines d’autres héros, anonymes ou non, je suis désolée de ne pas avoir connu votre histoire avant, de ne pas m’y être intéressée plus tôt… C’est promis, dès maintenant, je ne vous oublierai pas.

Vichnaya Pamyat.

« The Grip of It » de Jac Jemc : une maison hantée mortellement… Ennuyeuse

#bookstagram a encore frappé : après des semaines passées sur Instagram à voir ce livre dont les éloges tombaient par dizaines, et dans le mood pour lire une histoire de maison hantée, j’ai finalement acheté The Grip of It sur un coup de tête – mais avec une furieuse envie de le lire. C’est pour ça que, dès que je l’ai reçu, je me suis jetée dessus et l’ai fini en à peine une journée.  (Non en fait il a traîné des mois sur ma bibliothèque et j’ai mis DEUX SEMAINES à lire ce minuscule roman.)
Pourquoi avoir mis autant de temps ? Parce que je l’ai trouvé nul.
Pour tout vous dire, la seule chose que j’ai aimé dans ce livre, c’est sa couverture, que j’ai trouvé super belle. C’est tout.

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Un ennuyeux jeune couple, Julie et James, s’installe dans une nouvelle maison afin de s’éloigner des problèmes de jeu de James, mais aussi pour prendre un nouveau départ. 
Seulement, assez rapidement, il se passe des choses plutôt étranges : le couple trouve des espaces entre les murs de la maison, des tâches apparaissent un peu partout, dans la maison comme sur le corps de Julie, qui se couvre peu à peu d’ecchymoses.
Ensemble, ils vont tenter de trouver une réponse à ces événements, peut-être liés leur très étrange – et antipathique – voisin, mais ils vont également essayer de préserver leur couple et leur santé mentale.

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Mon premier problème avec ce roman, c’est que les personnages sont inintéressants au possible : ils nous sont, je trouve, mal présentés, et ont très peu de personnalité – surtout Julie.
Leur couple n’est pas attachant, ensemble ils ne sont ni drôles, ni mignons, on les sent à peine amoureux… C’est simple, si j’ai continué ma lecture, c’est avec l’espoir qu’ils allaient finir par se séparer, ou MIEUX, s’entre-tuer avant la fin du roman. Bon, je ne vais pas vous dire s’ils restent ensemble ou pas, mais niveau tuerie, je suis plutôt déçue. (En même temps, il se passe tellement peu de choses dans cette maison qu’avoir espéré un massacre me semble maintenant bien trop optimiste.)

Parce que c’est bien ça mon plus gros problème avec The Grip of It : c’est carrément ennuyeux. Les manifestations surnaturelles ne sont vraiment pas intéressantes, on en attend plus et surtout… Ça ne fait pas peur. Et pour un roman d’horreur, c’est tout de même BALLOT. (Bon, d’accord, j’ai lu Shining, et peut-être que ça place la barre un peu haut pour les futures histoires de maisons hantées, mais quand même…)

La forme du roman ne m’a pas non plus convaincue, elle m’a même perdue parfois : les chapitres sont extrêmement courts et, au lieu de donner du rythme à la lecture, ne font que la couper dans son élan. En plus, ils sont écrits à la première personne, et on ne sait pas tout de suite de quel personnage on suit le point de vue : il faut attendre – parfois au bout de plusieurs lignes – un « James a fait ceci » ou « Julie m’a répondu » pour savoir qui est le narrateur, et ça empêche de s’immerger totalement dans le récit.

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Vous l’aurez compris, je n’ai vraiment pas aimé ce roman, mais, dans un souci d’objectivité, je dois quand même dire que je l’ai lu en version originale – en anglais donc – puisqu’il n’est pas encore sorti en français, et que ça a pu jouer dans ma compréhension de certains passages…
Mais malgré ça, je pense que The Grip of It n’était pas du tout un roman pour moi – comme je l’avais cru au départ.

Patrick Baud et les « Histoires de Nuit »

Est-ce que vous connaissez Patrick Baud ? Mais si, l’homme à la voix d’or, celui qui vous fait découvrir des personnages extraordinaires, des lieux étranges, des histoires insolites (ou des personnages étranges, des lieux insolites et des histoires extraordinaires, ça marche aussi) sur sa chaîne YouTube « Axolot » (que je vous recommande plus que vivement) !
Eh bien, amateurs de littérature, de science-fiction, d’horreur et de voix apaisantes, bonne nouvelle pour vous ! Patrick Baud a un SoundCloud où il vous lit des histoires parfois étonnantes, parfois inquiétantes de grands noms de la littérature comme Jorge Luis Borges, Isaac Asimov ou Arthur C. Clarke ! C’est gratuit, c’est rapide – entre vingt et tente-cinq minutes par nouvelle – c’est varié et prenant, et surtout, c’est LU PAR PATRICK FUCKING BAUD  (jesuisfandecemecvousaviezremarqué?) !
Je l’ai découvert il y a quelques mois grâce à un ami – coucou Mimic si tu passes par là – et j’ai été conquise ! Ça m’a en plus permis de connaître mes premières histoires de Ray Bradbury et de Dan Simmons, deux grands noms de la science-fiction et de l’horreur que j’avais terriblement envie de découvrir !
C’est donc un gros coup de cœur qu’il fallait absolument que je vous partage, j’espère que vous y trouverez votre compte !
Je vous ai mis en dessous le nom, le résumé, et mon avis sur chacune des nouvelles proposées ! (Et bien sûr le lien vers le SoundCloud s’y trouve également !)

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La Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges

La fin de sa vie approchant, le narrateur nous conte l’histoire de cette Bibliothèque apparemment infinie. Elle contiendrait tous les livres de 410 pages, ceux écrits, ceux à venir, dans toutes les langues possibles et imaginables, et dont certains ont voulu percer les secrets…

Cette histoire est… Compliquée, et de toutes les nouvelles lues par Patrick Baud, j’avoue c’est celle où j’ai le moins accroché. (Revenez, je vous jure que j’ai adoré le reste !)
Il y a des termes compliqués, beaucoup de chiffres et de figures géométriques… C’est un vrai challenge pour l’imagination auquel je ne m’attendais pas la première fois que je l’ai écoutée. (On peut dire que je me suis… Perdue dans la Bibliothèque ?  *ba dum tss*)
Cette métaphore de la littérature est vraiment intéressante, tout comme son rapport avec l’Homme (qui ne fait que des conneries encore une fois), c’est juste qu’il faut vraiment se concentrer, et les pauses musicales entre certains passages sont vraiment les bienvenues.
Donc ne vous laissez pas décourager par cette première nouvelle, c’est vraiment la plus complexe, et si vous aimez les histoires plus simples et qui font frissonner, les autres sont là pour vous ! 

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Les Neuf Milliards de noms de Dieu d’Arthur C. Clarke

Dieu a un nom. Il en a même plusieurs en fait, composés de neuf caractères maximums, et des moines bouddhistes ont entrepris de les découvrir selon un système de codage qu’ils ont mis au point.
Le problème, c’est que l’opération prend du temps, et ils sont déjà au travail depuis plus de trois cents ans…  C’est pour cela qu’ils vont faire l’acquisition d’un supercalculateur qui, en cent jours, pourra imprimer l’ensemble des combinaisons possibles.
Nos deux protagonistes, des informaticiens plutôt sceptiques, les accompagnent au Tibet pour installer et programmer la machine, sans se douter de ce qu’il risque de se produire si les moines parviennent à accomplir leur mission…

J’ai BEAUCOUP aimé celle-ci. Bien que le postulat de départ soit pour le moins… Étrange, et puisse sembler de prime abord plutôt compliqué, on suit le personnage de Wagner, un occidental qui n’y connaît pas grand-chose à la mission des moines – et qui ne cherche pas non plus à en savoir plus.
La grande réussite de cette nouvelle est – pour moi – sa phrase de fin, belle et terrible à la fois… Et c’est frustrant, mais je ne peux évidemment pas en dire plus. (Allez écouter ça et on en reparlera, he he.)
L’écriture d’une nouvelle est loin d’être une mince affaire, mais je pense que c’est totalement réussi pour Arthur C. Clarke : ses personnages sont établis, son histoire compréhensible et sa chute surprenante !
(Par contre… Le « lama » dont il est question dans l’histoire… C’est le Dalaï-lama. N’allez pas vous imaginer une histoire surréaliste avec un camélidé parlant pendant la moitié du récit avant de finalement comprendre et de vous sentir idiot(e)… Oui comme moi oui…)

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La Trappe de Ray Bradbury

C’est étrange… Alors qu’elle habite cette maison depuis plus de dix ans, Clara Peck ne la remarque qu’aujourd’hui… La trappe, dans le plafond. Ce qui est encore plus étrange, c’est que cette nuit-là, elle entend des bruits qui viennent du plafond, des bruits faibles d’abord, mais qui deviennent avec le temps de plus en plus forts. Des souris ? Des rats ? Ou quelque chose d’autre, de plus gros et de plus effrayant ?

Cette nouvelle est bien trop cooool ! Elle est prenante pendant tout le récit et sa fin ne déçoit pas !
Les personnages sont – étonnamment – plutôt développés pour une histoire aussi courte : on arrive à cerner leur caractère, une partie de leur physique et de leur vie sans que ce ne soit trop pour autant.
Contrairement à La Bibliothèque de Babel, il n’y a pas un énorme travail d’imagination à fournir, tout est très bien décrit, ça aide à s’immerger encore plus dans le récit, et puis c’est TROP BIEN que ce soit le genre d’histoires où, quand une personne extérieure arrive, les événements surnaturels ne cessent pas d’un coup pour faire penser que le protagoniste est fou…
Voilà, je n’ai pas grand-chose d’autre à dire, j’ai adoré cette histoire ! Ray Bradbury est définitivement un auteur que je lirai dans un futur proche !

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La Dernière Question d’Isaac Asimov

Six périodes différentes, durant lesquelles l’Homme évolue, conquiert l’espace, se multiplie à une vitesse effarante, se libère de son enveloppe charnelle pour ne devenir d’un esprit flottant dans l’Univers… Six périodes, et pourtant, toujours la même question posée à l’ordinateur Multivac sur l’avenir de l’Humanité. Une question qui reste sans réponse… Ou presque.

Attention, on revient dans quelque chose d’un peu plus complexe !
(Entre autre parce que la fin de l’histoire se déroule dans un futur si lointain que le temps, la matière et l’espace n’existent plus, et ça, c’est pas facile de se le représenter.)
Asimov aborde ici des thématiques chères à la science-fiction avec notamment la conquête de l’espace, l’expansion toujours plus rapide et problématique de l’espèce humaine, le rapport aux technologies, qui prennent de plus en plus de place dans la vie des Hommes… Tout ça, c’est très intéressant, mais d’une certaine manière très flippant aussi.
La nouvelle est longue, elle semble parfois trop longue tant on a envie de savoir la fin, de connaître la réponse à cette fameuse question, de voir comment l’auteur va se débrouiller pour finir cette histoire qui semble impossible à conclure de manière satisfaisante… Et…
Et encore une fois, c’est une très bonne fin selon moi ! Une fin qui vous nique abîme un peu le cerveau, certes, mais qui m’a personnellement convaincue ! Le papa de la science-fiction a frappé fort avec cette nouvelle !

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Le Styx coule à l’envers de Dan Simmons

En cette belle journée de juin, un jeune garçon attend avec son père, son frère et d’autres grandes personnes. Sa mère est morte il y a peu de temps, et aujourd’hui, c’était l’enterrement. Alors il attend. Parce que quand les médecins en auront fini avec elle, elle reviendra à la maison. Vivante… Mais pas tout à fait comme avant…

Le meilleur pour la fin ? Je ne sais pas pour d’autres, mais pour moi, cette nouvelle a été LE coup de cœur !
Cette histoire a tout ce que j’aime : un protagoniste enfant et des créatures pas tout à fait humaines, juste assez différentes pour que ça en devienne de plus en plus inquiétant et malsain… Le tout dans un univers très réaliste où le fantastique et l’horreur prennent peu à peu leur place, de manière subtile. Et puis, dans un sens (un sens un peu tordu certes), on peut voir ça comme l’histoire émouvante d’un petit garçon qui aime juste beaucoup sa maman. Même si elle est différente. (En plus ça m’a rappelé Simetierre qui est tout de même mon roman préféré de Stephen King, donc ça a bien évidemment aidé à conquérir mon petit cœur de lectrice de trucs horribles.)
Je n’ai vraiment pas grand-chose d’autre à rajouter : c’est un sans-faute, et ça me prouve que Dan Simmons a tout à fait sa place dans les grands noms de la littérature horrifique.

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Voilà pour les cinq nouvelles !
Je vous laisse le lien du SoundCloud juste ici : 
https://soundcloud.com/patrick-baud/sets/histoires-de-nuit pour que vous vous fassiez votre propre opinion, et je vous souhaite une bonne écoute ! (Et encore merci à Patrick Baud – qui ne lira jamais cet article – de mettre sa voix au service de la littérature. Ce mec est en or, moi je vous le dis.)

Dans « Misery », l’horreur est humaine

Tout allait remarquablement bien pour l’écrivain Paul Sheldon : il venait de tuer Misery Chastain, une héroïne romantique victorienne, personnage principal d’une saga éponyme qui lui a valu un immense succès, mais qu’il ne supportait plus. Encore mieux : il était sur le point de montrer à son éditeur la première version de son nouveau livre, bien plus sérieux, celui dont il rêvait.
Seulement, une bouteille de Dom Pérignon, une grosse tempête et une énorme dose de malchance plus tard, Paul a un accident et se retrouve chez Annie Wilkes, une ancienne infirmière, avec les jambes broyées.
Heureusement pour lui, Annie est une de ses plus grandes fans, et fait tout ce qu’il faut pour qu’il se rétablisse. Malheureusement pour lui, c’est aussi une grande psychopathe qui ne jure que par Misery, l’héroïne que Paul vient de faire mourir…

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Une petite ferme au milieu de nulle part. Deux personnages. Et c’est tout. Il n’en faut pas plus à Stephen King pour pondre un excellent roman, un huis clos haletant, terrifiant, où la tension ne redescend jamais.

Tout d’abord, il y a Paul, l’écrivain. Personnage plutôt banal, il peut même sembler antipathique au début, mais on ne peut rester de marbre devant les supplices qu’il endure, la force et la débrouillardise dont il fait preuve pour se sortir de cet enfer. Même s’il a parfois des moments de faiblesse – avec deux jambes explosées c’est plutôt normal – et qu’il songe de brefs instants à renoncer, on ne peut que compatir à sa douleur, sans le juger, parce qu’après tout, qu’est-ce qu’on aurait fait à sa place ? (Qui est la question qui, si on se la pose – et on se la pose forcément à un moment – rajoute un degré d’horreur à l’histoire.)
Au final on ressent un profond sentiment d’empathie pour lui, on veut le voir réussir, on l’encourage tout bas, dans notre tête, et on ne se trouve plus dans notre chambre, à notre bureau ou dans notre bus, on n’est plus en train de lire un roman : on est avec Paul, dans ses pensées, dans une petite ferme paumée, loin de tout… Le roman nous happe, nous fait oublier l’extérieur, le monde réel, et on contemple, impuissant, les tentatives de l’écrivain pour s’échapper, ce qui est loin d’être facile, et semble parfois même impossible…

Parce qu’en face de lui, il y a Annie. Annie Wilkes, l’ancienne infirmière, la plus grande fan, le « Dragon femelle », celle qui n’a pas peur de tuer. Eh, ça ne serait pas sa première fois. Loin de là.
King a très bien géré l’écriture de ce personnage, faisant de cette simple bonne femme l’une de ses créatures les plus cauchemardesques. (Alors qu’il a tout de même à son palmarès un hôtel hanté, un alien mangeur d’enfants ou encore un magicien maléfique.)
Et savez-vous ce qui la rend aussi effrayante ? Son imprévisibilité.
Souffrant VISIBLEMENT de troubles mentaux, couplés à quelques phases de dépression, elle est capable de vous cuisiner votre plat préféré avec amour pour, quelques minutes plus tard, VOUS PRIVER IRRÉMÉDIABLEMENT D’UNE PARTIE DE VOTRE CORPS PAR EXEMPLE. Tout ça parce que vous avez dit un mot de travers – sûrement une grossièreté, Annie déteste les mots grossiers. (Je ne dis pas que c’est ce qu’elle fait dans le roman, ce n’est qu’un exemple pour vous montrer qu’elle peut littéralement passer d’un extrême à l’autre.)
Ce qui rend également Annie aussi redoutable, c’est qu’au premier abord, et comme Paul Sheldon, on la sous-estime. Cette femme, qui n’est pas jolie, vieillissante, qui vit presque seule dans sa ferme (avec pour seule compagnie ses quelques animaux dont sa truie adorée) et qui passe son temps à dévorer des romans à l’eau de rose un peu niais… Elle n’est pas si dangereuse que ça, si ? Bon, elle nous démontre vite le contraire, mais tout de même, elle est un peu idiote non ? Paul réussira forcément à l’amadouer, elle qui l’adore ? Et c’est la deuxième erreur. Malgré les préjugés qu’on peut avoir sur elle, Annie est loin, très loin d’être bête. Quand on pense l’avoir comprise, voire même déjouée, on se rend compte qu’elle a au final deux tours d’avance sur nous. Folle, mais pas idiote.

Un autre aspect intéressant du livre – et souvent abordé dans la biographie de King – est la relation entre l’écrivain et son œuvre. (Mais je ne peux pas trop développer là-dessus pour ne pas spoiler l’intrigue.)
Au début du livre, Paul détestait Misery : il souhaitait absolument s’en débarrasser, et c’est ce qu’il a fait en la tuant dans son dernier tome. Cependant, elle sera, avec l’écriture, l’un des seuls éléments permettant à l’auteur de ne pas totalement perdre la tête, de ne pas abandonner et renoncer à la vie. Et ça c’est BEAU.

Misery a donc été pour moi une excellente lecture que je recommande à tous les amateurs du genre ou de l’écrivain !
En même temps c’est un des « classiques » de King, l’avoir autant aimé ne m’a franchement pas étonnée. Au fait, vous savez que j’adore cet auteur ? Non parce que je pense que je ne l’ai dit qu’une trentaine de fois pour l’instant.